domingo, 20 de noviembre de 2016

Aux âmes bien nées...

Le 9 août 1998, au lit de malade dans une chambre à Bangassou, terrassé par le paludisme qui ne chôme jamais dans cette partie de la planète, je reçus la communion des mains d’un jeune prêtre. Il s’appelait Dieudonné Nzapalainga. Il venait tout juste d’être ordonné ce jour par Mgr Maannicus dans l’esplanade de la cathédrale, avec deux autres jeunes, Modoué et Mbonzima. Des milliers de personnes avaient assisté à la messe et moi, qui pourtant avais aidé à préparer les chants, j’avais raté le grand événement.
Aujourd’hui, 18 ans après, Nzapalainga est devenu cardinal de l’Eglise catholique. Avec 49 ans, il est, de fait, le plus jeune cardinal du collège. Aussi pourrait-on dire à propos de ce fils de Bangassou ce que Pierre Corneille dit à propos de Rodrigue : « Aux âmes bien ainées, la valeur n’attend point le nombre des années ».

A continuation, je publie le texte-témoignage de Mgr Juan José Aguirre, évêque de Bangassou (traduit de l'espagnol par moi-même) Gaétan.

Mgr Dieudonné, la référence de Bangui.


Le 19 novembre, Mgr Dieudonné Nzapalainga, spiritain de 49 ans, deviendra le plus jeune cardinal de tout le collège. Après 3 ans à la tête de l’archidiocèse de Bangui depuis 2009 comme administrateur, il en devint archevêque le 12 mai 2012 des mains du cardinal Filoni. Cela fait exactement 4 ans. Aujourd’hui, il est nommé cardinal d’après la liste rendue publique par le Pape pendant l’Angelus du 9 octobre. Il s’agit ici d’une carrière fulgurante pour un homme dont la valeur n’est plus à démontrer.
Il y a toujours quelque chose qui impressionne du visage de celui que tu viens de rencontrer : cheveux crépus, mâchoire crispée, gestes inconscients, menton prolongé etc. Pour Mgr Nzapalainga, c’est, sans doute, son visage ovale et son rire aux éclats qui touchent le plus. Dès que tu le salues, c’est ce qui te frappe en premier lieu. Sa spontanée voix de stentor ou alors son rire sarcastique, sceptique, blagueur mais toujours accueillant constituent certainement le secret de sa personnalité. Cet homme quelque peu rondouillard et débonnaire est né le 14 mars 1967 à Bangassou. Cinquième dans une famille de 14 enfants, il fréquenta notre petit séminaire, puis le moyen séminaire. Après, il décida d’entrer dans la congrégation de Pères du Saint Esprit (les spiritains). Il me disait, il y a quelques jours, qu’il ne serait rien sans l’éducation reçue de Bangassou. Inutile d’ajouter que Bangassou se sent très honoré par cette nomination.
J’ai encore en mémoire la journée du 9 août 1998 quand il fut ordonné prêtre dans la tribune de la cathédrale de Bangassou. Je venais d’être ordonné évêque coadjuteur quelques mois auparavant et j’étais au côté de l’évêque titulaire, Mgr Maannicus, spiritain aussi, pendant la cérémonie. Je lui ai imposé les mains en second lieu. Je ne pourrai jamais oublié la réaction de sa mère en ce moment : Elle s’est mise à esquisser de manière excessive une de ses danses africaines où on mélange le rythme des pieds avec le cris de joie provoqué par le complexe mouvement de la gorge et la bouche frappé doucement par les doigts joints, produisant une sorte de sons de type uh uh uh…. Sa mère était comblée. Protestante de l’Eglise baptiste, c’était une femme impressionnante, le genre de grandes mamans derrière chaque grand homme.
Il commença son ministère sacerdotal à Marseille dans un centre spiritain des jeunes. Cependant, à 42 ans, il était déjà candidat pour diriger le diocèse de Bangui alors en profonde crise. Pendant 3 ans, il fut  administrateur apostolique d’un diocèse en faillite technique annoncée qu’il a su soulever, diriger, conduire et soigner. A partir de ce moment, il n’avait plus peur de se jeter dans l’eau ! Rien à voir avec le pasteur qui regarde la corruption et la violence du haut de sa véranda !
L’arrivée des terribles seleka, musulmans radicalisés qui déferlèrent sur le pays mettant tout sens dessus dessous, voulant imposer les dictats islamiques pendant 9 mois nous a tous pris au dépourvu. C’était en mars 2013 quand l’enfer endiablé a failli se renfermer sur nous. Quelles ne furent la violence déversée et l’amertume encaissée ! Nous avons déjà raconté cet épisode dans d’autres articles. Vers la fin de 2013, une autre rébellion, pire que celle des seleka, les anti-balaka cette fois-ci nous tomba dessus comme une massue. Un certain 5 décembre, je me suis caché dans un quartier musulman pendant 24 heures et Mgr Nzapalainga réussit à convaincre les troupes de l’ONU de venir me chercher. Il m’accueillit chez lui et là, je rencontrai l’Iman de la Mosquée de Bangui, Kobina Layama, réfugié, lui aussi, au sein de l’évêché depuis plusieurs mois étant donné que sa tête avait été mise à pris. En effet, lui et l’archevêque ainsi qu’un pasteur protestant avaient décidé de crier à tous ceux qui voulaient les entendre qu’avec la paix, on gagne tout tandis que sans elle, on perd tout ! C’est ainsi qu’était née la plateforme interreligieuse pour la paix qui prêche depuis lors la tolérance, le pardon et le respect.
A partir de ce jour, la ville de Bangui (et en quelque sorte le reste du pays) se divisa en deux : les musulmans d’un côté et les non musulmans de l’autre. Quelles ne furent des scènes d’horreur et de crimes contre l’humanité !
Mgr Dieudonné n’a pas contemplé sans rien faire : Puisant dans sa spiritualité spiritaine, il n’a cessé de crier haut et fort que tous les musulmans centrafricains ne sont pas seleka et qu’en conséquence, rien ne justifiait la vengeance aveugle contre eux. Sans relâche, il a lutté pour la paix, prêché pour la concorde et la tolérance exposant souvent sa vie. Comme il fallait s’y attendre il a reçu indistinctement les applaudissements et les insultes mais sans jamais lâcher du lest ou perdre son habituel sourire. Il fut un pilier de fer dans une maison en plein effondrement. Il est vrai que nous tous, évêques de Centrafrique, avons lutté pour maintenir la cohésion sociale. Mais, lui s’y est employé à fond ! La paix se nourrit du dialogue et cela n’est possible qu’en abandonnant les armes. Il n’a cessé de montrer qu’il n’y a pas d’armes plus efficaces que s’asseoir et parler.
Même s’il a toujours gardé son éclat de rire, il a aussi eu des moments de trouille. Vous vous rappelez sans doute de l’avenue Koudoukou à Bangui qui divise la communauté musulmane des autres communautés jusqu’au terrible kilomètre 5 (PK5). Avant l’arrivée du Pape François en Centrafrique, le 29-30 novembre de l’année passée, ce lieu était une fourmilière avec des tireurs isolés qui empêchaient aux habitants d’un quartier d’aller dans un autre. Juste au milieu de l’avenue, il y a la Mosquée centrale de Bangui, l’unique qui reste des 23 mosquées qui étaient dans la ville. Vous vous rappelez que le Pape est allé là pour demander le pardon et le respect ; qu’il est entré dans la mosquée, s’est déchaussé, a prié, a salué tout le monde et après a invité à l’Imam Tidjani de monter dans la Papamobile. Eh bien, ce fut un geste providentiel. Les jeunes aux lunettes noires et kalachnikov décidèrent de laisser la voie libre et les quartiers purent se retrouver encore une fois grâce au geste du Pape.
Quelques mois après, certains groupes radicaux installèrent une barrière en vue de fermer une fois de plus l’avenue. Mgr Nzapalainga (Dieu sait en Sango) réagit de manière immédiate et organisa une caravane de la paix ; il se positionna au milieu de ces bandes violentes et se mit à parcourir l’avenue, seul et à pied. Les armes s’arrêtèrent une fois de plus et plusieurs personnes se mirent derrière lui, reconnaissant par là son pasteur. L’unique consigne était de ne pas porter les armes. Il pouvait recevoir une balle mais il avait fait un pari et il l’a gagné.
Pendant la cérémonie pour recevoir la barrette de cardinal, le Pape dira qu’elle est rouge, aussi rouge que le sang qu’ils doivent être prêts à verser pour la proclamation de la foi et la paix. Ce jour, Mgr Dieudonné a risqué sa vie avec courage, mais il a réussi à ouvrir une avenue qui était fermée, à faire taire les armes et à faire cesser des scènes de violences inutiles. En cela, il a imité le Pape qui a ouvert les portes de la cathédrale de Bangui une semaine avant celles de Rome pour que la paix revienne et que les haines cessent. C’est à Bangui que commença le jubilée de la miséricorde.
Le mot « cardinal » vient du latin « cardo » et signifie  « charnière ». Les 228 cardinaux dont 121 électeurs (de moins de 80 ans) constituent l’articulation qui permet d’ouvrir les portes et les fenêtres de l’Eglise. Non seulement ils élisent un nouveau pape mais aussi ils sont un signe de paix au milieu de leur peuple. Moi je pense que derrière chaque personne choisie par mérites propres, il y a tout un engrenage de géopolitique qu’il faut analyser minutieusement. Je pense que le Pape n’a pas élu notre pays pour sa visite parce qu’il est simplement au cœur de l’Afrique mais parce qu’il est compté parmi les plus pauvres, sans défense, le maillon plus fragile de la chaîne… lieu privilégié pour servir de passage des islamistes radicaux qui cherchent à pénétrer au cœur de l’Afrique. Je crois que l’argent du pétrole et les islamistes radicaux ont déjà fait l’essai au Soudan mais ils ont été bloqués par les protestants et les catholiques du Soudan du Sud qui se dressèrent comme une digue limitant le phénomène au niveau du Darfour qui fait frontière avec le Tchad.
Le Pape n’a choisi ni le Cameroun ni le Congo Brazzaville ni le Tchad pour réaliser sa visite ; il a préféré la Centrafrique. Il a même déclaré qu’il se serait jeté par parachute si on lui empêchait d’atterrir.  Maintenant, il choisit encore un cardinal centrafricain. J’ose imaginer que la prochaine étape sera de renforcer les diocèses qui touchent aux zones des islamistes en vue de barrer la route à l’horreur et la violation évidente des droits de l’homme qui suivraient l’éventuelle arrivée des criminels de Boko Haram ou Isis au cœur de l’Afrique.
Mgr Juan José Aguirre, Evêque de Bangassou.


lunes, 14 de noviembre de 2016

África y la CPI: ¿Afroexit?

(Artículo publicado en el blog de Lacaciabogados)

Cuando se adoptó de manera definitiva el “Estatuto de Roma” poniendo en marcha la Corte Penal Internacional (CPI), el 1 de julio de 2002, Koffi Annan, entonces Secretario General de Naciones Unidas, dijo que el mundo acababa de dar un paso adelante hacía el fin de la impunidad. Annan presentaba aquel acontecimiento como‘la joya de la corona’de sus dos mandatos. Por fin, el mundo disponía de un instrumento eficaz y universal contra las atrocidades en el mundo. En África, la noticia se acogió con entusiasmo porque se creía que la libertad de los criminales tenía límites. Catorce años después, los ánimos están por los suelos y hasta hay quienes se atreven a vaticinar un ‘Afroexit’, paso previo hacia el fracaso de la justicia universal.
Desde los primeros momentos, los países africanos se apuntaron masivamente a la CPI de modo que,  de los 124 países integrantes, 34 fueron africanos. Las cifras muestran los anhelos que tenía el continente negro de ver el final de las injusticias que cometen algunos africanos contra sus propios conciudadanos. Lo que no se leyó fue la letra pequeña que estipula que cualquier sospechoso de crímenes contra la humanidad podría ser juzgado sin tener en cuenta la función que desarrollaba en su país. En otros términos, la Corte no contempla ninguna inmunidad posible. Tanto presidentes en ejercicio como jefes de las milicias o salteadores del camino podrían sentarse en el mismo banquillo de los acusados. Esta clausura se revelaría después muy difícil de aplicar y sería la base de algunos de los problemas actuales que ponen en entredicho la supervivencia misma de la Corte.
Para ser acusado a la CPI, los estatutos establecen tres modalidades: Bajo iniciativa del Fiscal General, bajo sugerencia de la ONU o bajo petición de un Gobierno. No es pues posible llevar individualmente un caso a la CPI. Por otro lado, los estatutos solamente se aplican a aquellos países firmantes. Quedan excluidos de esta Corte los miembros de los países que no firmaron excepto si los crímenes se han cometido en un territorio bajo la jurisdicción de un país firmante.
Dicho esto, es evidente que la CPI nació con dos heridas mortales: la falta de voluntad de las grandes potencias y la carencia de medios policiales para ejecutar las decisiones.
En primer lugar, los países que generalmente son considerados como potencias mundiales capaces de poner presión al resto del planeta no quisieron integrar la Corte. De hecho, los tres países con derecho a veto en el Consejo de Seguridad de la ONU no figuran en la lista de los países firmantes del Estatuto de Roma: Los Estados Unidos, Rusia y China. A su lado, otros países de gran importancia geoestratégica como India, Pakistán, Israel, Corea del Norte etc. tampoco firmaron.  Sin la presencia de estas potencias, la CPI no podía más que nacer coja en su vocación universalista.
En segundo lugar, se sabe que las decisiones de la justicia necesitan de una fuerza coactiva para ejecutarse. En cualquier país, las Administraciones y, especialmente, la policía se ocupan de realizar este papel. Si no hubiera policía u otra fuerza similar capaz de hacer aplicar las decisiones de la justicia, los jueces se quedarían impotentes y sus sentencias serían letra muerta. He aquí la segunda herida mortal de la CPI. No dispone de ningún mecanismo propio para capturar a los criminales más allá de la buena voluntad de colaboración de los países en los que se encuentran. ¿Qué país entregaría a su propio presidente o al presidente de un país vecino?
¿Qué pasa con África?
Hace unos días Burundi anunció su retirada de la Corte. Poco después, siguieron Sudáfrica y Gambia. En Congo Brazzaville, hubo una manifestación a favor de la retirada. El presidente de Uganda dijo en alguna ocasión que ya no consideraba la CPI como algo serio. Todos los analistas temen un efecto domino. ¿Estamos ante un ‘Afroexit’? ¿Qué pasará si África se retira? ¿Qué razones esgrimen los que se retiran o se quejan?.
                                                             El presidente Museveni de Uganda
Desde el principio, la CPI ha tenido una atención particular con el continente. Muchos casos han sido remitidos a La Haya ya sea por los propios gobiernos, ya sea por iniciativa de la fiscalía o por petición del Consejo de Seguridad de la ONU. En estos momentos, al nivel mundial, treinta casos están en manos de la Corte, juzgados ya, en proceso de juicio o con sus autores en busca y captura. Resulta que de los 30 casos, 29 son africanos: 6 en Sudán del Norte, 6 en Kenia, 5 en la RD del Congo, 3 en Uganda, 1 Sierra Leona, 1 de Centroáfrica, 3 en Libia, 3 en Costa de Marfil y 1 en Mali. De repente, surge la pregunta: ¿Solamente se cometen crímenes contra la humanidad en África? No hay crímenes contra la humanidad en Israel, en Afganistán, en Irak, en Ucrania, en Yemen, etc.
Los hechos parecen dar la razón a los detractores del Tribunal. Si realmente la CPI es universal, ¿por qué juzga solamente a los africanos? En efecto, lo que se pone en duda no es la necesidad de una Corte Penal Internacional, ni la existencia de los crímenes en África, sino la aparente parcialidad a la hora de perseguir a los criminales.
Sin embargo, hay que recordar los principios básicos ya enumerados: La CPI no juzga más que a los criminales de los países firmantes del Estatuto o cuando han cometido los crímenes en un territorio firmante. Con esta clausura, es muy difícil que se pueda llevar a La Haya a los criminales de EEUU, Rusia, Israel, China etc. El mismo principio se aplica a los países africanos no firmantes como por ejemplo Argelia, Sudán del norte, Ruanda, Libia, Zimbabue etc.
También conviene resaltar que la mayoría de los actualmente afectados por la CPI han sido imputados a petición de los gobiernos africanos: Charles Taylor fue entregado por Nigeria a petición del gobierno de Liberia; Laurent Gbagbo fue entregado por el gobierno de Costa de Marfil; Thomas Lubanga fue entregado por el gobierno de la RD del Congo etc. En este caso, ¿Quiénes son los responsables: la CPI o los gobiernos implicados?
Por otro lado, en muchos países africanos, existe un clamor popular para que se pueda detener y juzgar a algunos criminales todavía sueltos como Joseph Kony de Uganda, Abubakar Shikau, responsable de BokoHaram etc. Es evidente, pues, que el pueblo africano no da soporte a la impunidad ni mucho menos.
El problema más acuciante, a mi entender, es que la CPI no tiene el apoyo de ‘los grandes’ de este mundo. Si los USA, Rusia, China y tantos otros fueran integrantes de la CPI, la Corte tendría más peso y más autoridad. Desgraciadamente, no es así. De repente, África se encuentra como acosada por ser casi la única expuesta a ver a sus dirigentes perseguidos.
También es verdad que el hecho de querer perseguir a los presidentes en funciones sin tener en cuenta su inmunidad se ve como una humillación, no solamente a los acusados sino también a sus ciudadanos y a todos los africanos. De manera inconsciente, el continente se acuerda de la horrible historia de la colonización. De hecho, uno de los argumentos que circulan en las redes sociales es que la CPI se ha convertido en la mano derecha de Occidente para perpetuar su neo-colonialismo. La imagen del presidente Uhuru Kenyatta de Kenya ante la Fiscal en La Haya fue demoledora para la dignidad de África; la de Laurent Gbagbo capturado en el palacio presidencial y llevado a La Haya, también.
De todo esto, se desprende que si África se retira de la CPI, habrán ganado los criminales y habrán perdido las víctimas. Nadie duda de que por el continente circulan libremente muchos que tendrían que estar entre rejas meditando sobre sus macabras fechorías. Nada prueba que la Corte Penal Africana como propuesta alternativa vaya a ser funcional dentro de poco y a tener tanta eficacia como la CPI. ¿Tendrá los medios económicos, políticos y policiales para actual sobre los poderosos?  Pero la pregunta más honda para los defensores de los Derechos Humanos es otra: ¿Detrás del ‘Afroexit’, no se escondería la voluntad de impunidad?

Gaetan

domingo, 6 de noviembre de 2016

Una nueva constitución para Costa de Marfil


No está descabellado afirmar que la batalla más ardua en el panorama político africano es y será estabilizar las constituciones. Muchos países cambian la Carta Magna al llegar un nuevo régimen y casi siempre la configuran como un traje hecho a la medida del nuevo mandatario. La causa de esta inestabilidad puede hallarse en la fragilidad de las instituciones pero también se la podría buscar en la comprensión africana de la ley en general y de la constitución en particular.
Mientras que en  los países desarrollados, la Constitución es casi intocable y se la cambia después de varias décadas habiendo asegurado el consenso general de todos y aún así obrando con muchísima delicadeza, en África, todo es diferente. Cualquier motivo político puede ser suficiente para introducir un matiz o quitar un elemento que estorba.
Durante estos últimos años, varios países han puesto en marcha las modificaciones sustanciales en la ley fundamental: Congo Brazzaville, Centroáfrica, Costa de Marfil etc. En otros países, el intento ha sido frustrado por la firmeza de los sectores civiles: RDCongo, Burundi, Burkinafaso. El caso de este último fue muy llamativo porque desencadenó una revolución popular que echó del poder al entonces presidente Blaise Compaoré.
Bien es verdad que es siempre legítimo cambiar la ley para adaptarla a las circunstancias respetando el reglamento previsto. Pero también es verdad que en muchas ocasiones, la modificación no proviene de una necesidad estructural sino sencillamente política.

La última constitución de Costa de Marfil fue adoptada en el año 2000. En ella, había un artículo sobre las condiciones de elegibilidad a la presidencia que ha sido objeto de polémica en las últimas décadas llegando incluso a desatar una guerra civil.  Se trata del artículo sobre lo que se ha llamado “ivoirité” en francés o “la marfilidad”. Decía textualmente que el candidato a la presidencia tenía que ser de padre y madre de nacionalidad marfileña. Esta clausura fue introducida en la constitución para impedir la candidatura del actual presidente Alassane Ouatarra sospechoso de tener cierto origen en Burkina Faso. La historia de este concepto es curiosa.
En efecto, todo empiezó en 1993 cuando falleció el padre de la nación, Houphouet Boigny. En aquel momento, Alassane Ouatarra era primer ministro mientras que Konan Bedié era presidente de la asamblea de los diputados. Siguiendo la ley, Bedié se convirtió automáticamente en presidente de la República. A partir de este momento, Bedié hizo votar una serie de leyes que excluyeran de la presidencia a cualquiera que no tuviera a los dos padres de origen marfileño, es decir que el candidato debía ser marfileño de padre y madre y sus padres también. De hecho, en 1995, Ouatarra se quedó fuera de la competición presidencial. El concepto de ivoirité contribuyó a dividir el país en dos entre el norte partidario de Ouatarra y el resto del país.
En el año 2000, Laurent Gbagbo llegó al poder después de elecciones. Cambió la Constitución pero, siempre para descartar a los potenciales contrincantes especialmente a Ouatarra, mantuvo el polémico artículo con ciertos retoques de moderación. Esta vez el candidato debía ser marfileño de padre y madre. Así, Ouatarra seguía fuera de la carrera. Los gérmenes del conflicto empezaron a apuntarse.
En 2003, una rebelión estalló desde el norte. El tranquilo país de Houphouet Boigny se desangró. Francia intervino obligando a todos los protagonistas a firmar los acuerdos en Marcoussis (Francia) en los que se tendría que revisar el tema de nacionalidad de los extranjeros de antes de 1972.
En el año 2010, Bedié hizo un cambio espectacular y renunció a la “marfilidad”. Llamó a los suyos a elegir Ouatarra contra Gbagbo. Y así fue. Al final todo acabó en un baño de sangre con Gbagbo capturado y enviado a la CPI y Ouatarra en el palacio presidencial.
Al presentarse al segundo mandato, Ouatarra prometió cambiar la constitución para “extirparle los gérmenes del conflicto” según sus términos. El propósito era buena sobre todo que fue una promesa de la campaña electoral. La gente esperaba que se tomara suficiente tiempo para consultar a todos con el objetivo de llegar a un consenso de todos y así poner en marcha una Constitución duradera.

Una mujer marfileña depositando su voto

El pasado 28 de octubre, los marfileños fueron llamados a las urnas para un referéndum sobre la nueva Carta Magna. Los partidos de la oposición, no contentos con los contenidos y las modificaciones, llamaron al boicot. El resultado fue la participación ciudadana de un 42%. Más de 60% de los electores no fueron a depositar su voto. De los 42% que sí participaron, 93% votaron que sí. Es importante recordar que la anterior constitución había sido votada por 86% de los electores en el año 2000.
A la luz de los resultados, teniendo en cuenta de la división actual de la ciudadanía, muchos políticos del antiguo régimen en la cárcel y el ex presidente Gbagbo en La Haya, no podemos dejar de hacer esta pregunta: ¿La nueva constitución representa realmente el consenso de todos los marfileños? ¿Conseguirá extirpar los gérmenes del conflicto? ¿El cambio era tan urgente como para no esperar que hubiera consenso de la mayoría de los marfileños?  ¿Cuánta vida tendrá una ley que nace en estas circunstancias?
Gaetan

viernes, 21 de octubre de 2016

¿Adónde va la RDCongo ?


Se suele decir que la historia no se repite y que cada momento tiene sus particularidades. Sin embargo, también se dice que las mismas causas producen los mismos efectos. La historia no se puede repetir sencillamente porque los personajes cambian, las circunstancias también. Lo que es indudable es que los mismos errores pueden llevar a las mismas consecuencias en escenarios diferentes. Lo que está ocurriendo en la República Democrática del Congo parece responder a este esquema.
En los años 90, el Zaïre estaba bajo el mando férreo de Mobutu quien llevaba décadas en el poder. Su popularidad había declinado poco a poco sin que él se diera cuenta. La crisis económica había llevado el país un resquebrajamiento social de proporciones indescriptibles. Todo lo que había intentado levantar durante años había empezado a caer en pedazos por falta de cuidado y de buena gobernanza. La corrupción había entrado en todos los estratos del país hasta la médula de la administración. El clamor popular era tal que nadie sabía cuál podía ser la salida. Mobutu, encerrado en un círculo de aduladores oportunistas, seguía creyendo en su popularidad.
Empujado por el Occidente y el cambio geopolítico mundial, inició la apertura democrática autorizando la existencia de los partidos políticos. En poco tiempo, nacieron centenares de partidos unos más serios que otros. Fue una época muy turbulenta en toda África subsahariana ya que se introducía en su panorama un sistema novedoso completamente ajeno a su mentalidad y a lo que había vivido hasta entonces.
En muchos países, para evitar derramamiento de sangre con los enfrentamientos cotidianos entre el poder y la oposición, se optó por las conferencias nacionales soberanas. Era una manera de dar la voz a todo el mundo pero sobre todo era una oportunidad para la oposición naciente para ocupar cierto espacio público y en el mejor de los casos, arrinconar a los presidentes de entonces. En el Zaïre de Mobutu se hizo esta conferencia bajo la dirección de una personalidad de gran prestigio, el entonces obispo de Kisangani, actual arzobispo de Kinshasa, el cardenal Laurent Monsenguo.
A partir de este momento, Mobutu, viendo su poder mermado por la Conferencia, se dedicó a dividir para reinar. El pueblo asistirá impotente a una guerra sin nombre entre los opositores, todos luchando para ocupar el puesto de primer ministro. Nguz Karl I Bond contra Tchisekedi y éste contra Kengo Wa Dondo. El mariscal Mobutu se declaró por encima de las peleas como un águila que observa todo detalladamente desde arriba. Las manifestaciones del 16 de febrero de 1992 para reclamar la reconducción de la Conferencia fueron reprimidas en la sangre. La masacre quedó como una huella indeleble y culminó el odio definitivo de los habitantes de Kinshasa contra Mobutu.
Durante los años que siguieron, nadie sabía lo que podía pasar. Nadie se atrevía a vaticinar el fin de la dictadura de Mobutu. Algunos pensaban con resignación que moriría en el poder. Lo que se olvidaba es que nadie dura para siempre y las revoluciones son difícilmente previsibles. Solamente se puede observar y analizar los indicios del final de un reino.
Finalmente todo acabó con la muerte de Mobutu, roto por la enfermedad, angustiado por el exilio en Marruecos, expulsado sin previo aviso por una guerra que surgió del extremo este de la capital y conquistó Kinshasa en menos de seis meses. ¿Quién lo podía imaginar? El todopoderoso mariscal de un país-continente desapareció dejando atrás una herencia envenenada que persigue a su pueblo hasta hoy.
Hoy, algunos de los personajes han cambiado, las circunstancias también. Otros siguen en el panorama político. Pero parece que se está reproduciendo los mismos escenarios con los mismos errores. No hay indicios de que la historia haya enseñado algo a los protagonistas.


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El actual presidente, Kabila, lleva 15 años en el poder al que accedió de manera sorprendente después del misterioso asesinato de su padre Laurent Désiré Kabila. En 2006, organizó las elecciones democráticas que ganó holgadamente. En 2011, volvió a organizar las elecciones que, esta vez, ganó en medio de fuertes sospechas de frauda y de protestas de parte de la oposición.
El segundo  mandato de Kabila caduca el 19 de diciembre. Durante cinco años, el gobierno no ha podido o querido preparar las elecciones. La división de la clase política está a su cima. Las traiciones de parte y de otra son numerosas, los odios también. El pueblo parece harto de la incertidumbre. El país lleva 20 años sumergido en rebeliones sin número en el este del país. En Beni, los habitantes son regularmente masacrados a machetazos sin que nadie consiguiera protegerlos. La descentralización del magno país no ha contribuido a entablar un verdadero desarrollo y atajar el problema del desempleo cada día más inquietante. La ONU tiene desplegado en el país más de 20.000 cascos azules desde 15 años que no hacen lo suficiente para garantizar la paz y la estabilidad.
 Entre tanto, se intenta reproducir los diálogos nacionales pero como antes, entre discrepancias insuperables. El poder y la oposición que se considera radical comunican en un lenguaje de los sordos. Los últimos acontecimientos indican que también volveremos a ver la guerra entre distintas personalidades para ser primer ministro. Tchisekedi, el eterno opositor de todos los regímenes ha vuelto al país en plena forma y dispuesto a hacer la vida difícil a Kabila y sus seguidores; Kengo Wa Dondo, el primer ministro de Mobutu consiguió ubicarse en los favores de Kabila como presidente del senado.  Entre tanto, han aparecido nuevos rostros, combatientes cada uno a su manera: Moise Katumbi, popular presidente del famoso equipo de fútbol “Tout Puissant Mazembe”; Vital Kamerhe que parece alejarse últimamente de la oposición radical y anhela ser primer ministro al lado de Kabila. Ciertos ingredientes indican un final poco alentador: Las diferentes manifestaciones están reprimidas en la sangre; los habitantes del este están cansados de un poder que no alcanza pacificar la zona; El espacio político está cada vez más mermado; los movimientos de lucha ciudadana (Lucha, Filimbi) ponen en jaque las autoridades sin miedo a entrar en la cárcel etc.

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El último diálogo nacional auspiciado por el mediador Edem Kodjo no pudo reunir a todos los protagonistas de la política congoleña. Concretamente, Tshisekedi y Katumbi no participaron. Los participantes acordaron dejar gobernar a Kabila hasta 2018, tiempo que juzgan suficiente para organizar las elecciones. De momento, la oposición radical rechaza las conclusiones de este diálogo que califican de monólogo para cambiar la Constitución a espaldas del pueblo.
La Comunidad Internacional parece haber tomado posición en contra de cualquier intento de cambiar la Constitución para un hipotético tercer mandato de Kabila. Los Estados Unidos, Francia, Bélgica etc. amenazan con imponer las sanciones individualizadas. Entre tanto, el país con riquezas naturales inmensas sigue sin levantar la cabeza.
En cuanto que observador neutro, me atrevo a plantear las preguntas siguientes:
-        Si el gobierno no pudo organizar las elecciones durante 5 años, ¿qué garantía hay que las organizará en 2?
-        Burkina Faso pudo organizar las elecciones en un año después de una crisis institucional sin precedentes. ¿Por qué la CENI de Congo instalada desde años reclama tan largo tiempo?
-        Es evidente que no habrá elecciones antes del 19 de diciembre. ¿Qué alternativa tiene la oposición radical que rechaza toda negociación con Kabila?
-        ¿Qué pasará el día 20 de diciembre, fecha del final del mandato de Kabila?
Los próximos meses no auguran nada bueno. Si los protagonistas no priorizan la racionalidad y el patriotismo, el Congo puede verse inmerso en una crisis con dimensiones desconocidas.

Gaetan

jueves, 6 de octubre de 2016

Esperanza y satisfacción

Hay momentos en los que uno se siente verdaderamente satisfecho de lo hecho. Son momentos puntuales pero marcan un punto de inflexión en este itinerario sobre la tierra. No son necesariamente momentos estelares o espectaculares a los ojos del mundo. Pueden pasar incluso desapercibidos por el entorno pero nunca pasan sin dejar huella en el sujeto que los vive.
El otro día, junto con mi amigo José María estuvimos tomando una caña en un pequeño bar de mi pueblo. Era nuestra manera de celebrar un acontecimiento que para nosotros reflejaba esperanza y satisfacción. Acabábamos de salir de un banco. Nos habíamos dado cita para transferir la primera parte del dinero destinado a financiar los estudios universitarios a los jóvenes de Rwanda. Después de un año luchando para poner en marcha AUDE (Asociación Universidad para el Desarrollo en África), por fin podíamos decir a los socios, amigos y colaboradores que las palabras se habían transformado en hechos.
Todo después de un año entero de imaginación, de trabajo, de llamadas y mensajes; un año para forjar los estatutos, llevarlos al Ministerio del Interior Español, conseguir el número de identificación fiscal del Ministerio de Hacienda, preparar los trípticos, abrir una página web (www.audesarrollo.es) ; un año para hablar con unos y otros, hacer algunas presentaciones, convencer a los primeros socios para que se comprometieran sin tener todavía nada claro. Al final, aquella mañana, eramos capaces de ofrecer algo consistente a los que creyeron en nosotros; eramos capaces de decirles esta verdad: "Siete jóvenes ruandeses ya están haciendo diferentes carreras y dentro de cuatro años, ustedes podrán ir a su graduación en un viaje turístico a Rwanda". ¿Cómo no íbamos a sentirnos satisfechos y esperanzados?


AUDE nació de una reflexión basada sobre mi vida personal como ruandés y como africano. Mientras que hay muchos organismos involucrados en la educación de base en muchos sitios, los hay pocos que plantean el desarrollo de África desde la formación superior. La educación de base es necesaria y fundamental pero para transformar un país, entender la mundialisazión, hacer frente a la depredación constante, capitalizar los recursos, alcanzar la capacidad de gestión de los bienes comunes, insertarse en el mundo cada vez más competitivo etc. es importantísimo formar cuadros de alto nivel. Este sueño solamente se puede conseguir invirtiendo en la educación universitaria para aquellos jóvenes capaces que, sin ayuda, se quedarían a medio camino.
En AUDE, estamos decididos a reunir los recursos necesarios para que, cada año, seamos capaces de ayudar a unos cuantos estudiantes. Poco a poco, iremos pisando el acelerador con más socios. Y después de cuatro años, los estudiantes financiados aumentarán el número de los socios contribuyentes. AUDE será una gran familia de solidaridad y motor del desarrollo. Ante las ganas de alcanzar una meta, sólo nos podrá parar el infinito. Gracias a todos los socios y los que están pensando serlo. Con un poco de voluntad, lo que parecía imposible se hace realidad.
                                                                                   Gaetan

martes, 13 de septiembre de 2016

Ping-Bongo: la guerra de los cuñados.

La crisis postelectoral que se desató en Gabón se ha trasladado al Tribunal Constitucional. Será éste quien dirá la última palabra sobre las urnas. Pero, el sentir popular de los gaboneses es que este tribunal se llama la "Torre de Pisa" que no puede caer por dónde no está inclinada. En otros términos, nadie cree que pueda decir lo contrario del clan Bongo. Pero ¿quiénes son del clan Bongo y quiénes no?
Por poco que uno indaga, encuentra lazos increíbles entre los protagonistas de esta película. Resulta difícil encontrar la razón de la guerra ya que tanto Ali como Ping son criaturas de Omar Bongo, el primero como hijo y el segundo como yerno. Tan es así que Marwane Ben Yahmed del semanal Jeune Afrique no duda en decir textualmente: "Ping es un cocodrilo del mismo marisma que ha navegado la misma laguna turbia”. Veamos un poco los complejos lazos que unen a unos y a otros.
Ali Bongo es hijo de Omar Bongo, el que fuera presidente de Gabón durante cuatro décadas. Su madre se llama Josephine Kama actualmente llamada Patience Dabany, una famosa cantante conocida sobre el continente. Pese a la separación de su madre con Bongo, Ali se quedó con su padre y  en el momento de su muerte, ocupaba el puesto de ministro de la defensa. Sin embargo, a pesar de haber presentado su acta de nacimiento en toda regla y su partida de bautismo (fue bautizado católico antes de convertirse al Islam junto a su padre), sus opositores le acusan de ser de origen extranjero. Sus contrincantes creen que no es ni hijo de Omar Bongo ni de Patience sino hijo adoptivo originario de Nigeria.
Jean Ping es hijo de un padre chino llamado Cheng Zhiping de la provincia de Wenzhou (China) y de una madre gabonesa llamada Germaine Anina, originaria de Congo. Después de los estudios en la Sorbona, entra en la dinastía Bongo y se casa con Pascaline Bongo, la hija mayor del presidente Omar Bongo. De facto, se convierte en el cuñado de Ali Bongo. Durante mucho tiempo ocupa diferentes ministerios hasta tal punto que en el momento de la muerte de su suegro, se pensaba que podía ser heredero del trono. Pero finalmente, el destino favoreció a Ali Bongo.
Parece pues claro que la guerra que opone a los dos es una escenificación de los odios familiares llegados al terreno de la política. Los observadores de la política gabonesa creen que el malentendido entre los dos empezó cuando Jean Ping, siendo presidente de la Comisión de la Unión Africana, no tuvo el respaldo de Ali para renovar en el cargo.

Ahora la contienda está en manos del Tribunal Constitucional que debería hacer un recuento de los votos de la provincia de Ali Bongo dónde se cree que hubo fraude. Pero ¿quién es la presidenta del Tribunal Constitucional? Pues, otra del clan Bongo.
Marie-Madeleine Mborantsuo, presidenta de este Tribunal fue durante mucho tiempo compañera sentimental de Omar Bongo. En el marco de la amplia familia africana, está considerada como la madre de Ali Bongo y la suegra de Jean Ping. Estamos ante un caso único en el que dos miembros de la misma familia se enfrentan en la arena, cruzando las espadas ante un árbitro incómodo para los dos, también miembro de la misma familia. ¿Quién tendrá razón?
Es posible que el resultado de la contienda sea fruto de la presión internacional que está siendo fuerte  a favor de Ping en contra de Ali. En todo caso, sea lo que sea el resultado, Gabón está ya sumido en una fractura social sin precedentes y será difícil recomponer los tejidos rotos.
Gaetan



viernes, 2 de septiembre de 2016

Crisis postelectoral en Gabón.

Gabón estaba considerado desde hace pocas semanas uno de los países estables del continente negro. Bajo la dinastía Bongo durante el último medio siglo, nunca había habido ni una guerra, ni una rebelión ni revueltas internas. Tan es así que la situación actual, por ser sin precedentes, hace temer la erupción de un volcán apagado durante largo tiempo. ¿Cuáles son las causas de este conflicto y sus potenciales consecuencias?
Gabón fue colonia de Francia hasta 1960. Como en todos los países colonizados por Francia, los primeros presidentes fueron obligados a seguir los dictámenes de la tristemente llamada "Françafrique". Gabón no fue una excepción. El presidente León Mba fue elegido y casi impuesto por De Gaulle. Como si fuera poco, en 1964, el ejercito francés intervino para deshacer el golpe de Estado y mantener a León Mba en el poder.
En 1967, León Mba falleció de un cáncer y fue sustituido por su director de gabinete, el capitán Albert Bernard Bongo. Empieza entonces lo que se ha llamado hasta hoy la era Bongo.
Albert Bernard Bongo había ingresado en el ejercito colonial francés y posteriormente en sus servicios secretos. También, en algún momento integró la francmasonería, pertenencia que nunca ocultó. Convertido en presidente, servirá con aliado muy fiel de Francia, bajo todos los diferentes regímenes. En 1973, sin traicionar a sus amigos franceses, se convierte al Islam para poder integrar la OPEP y beneficiar del mercado del petroleo que Gabón empezaba a producir en grandes cantidades. Toma el nombre de El Hadj Omar y abandona así los nombres cristianos de Albert Bernard. Así mismo, instituye un partido único en el que todos los gaboneses tenían que entrar.
Durante todo este tiempo, Omar Bongo es amigo entrañable del famoso Jacques Foccart, aquel que hacía y deshacía los gobiernos africanos desde la presidencia de Francia. Durante décadas, Omar Bongo, junto con Houphouet Boigny de Costa de Marfil constituyen los pilares de la presencia francesa en África. A la muerte de Houphouet, Gabón se convierte en un punto focal de Francia. La base militar francesa se refuerza con soldados pre-posicionados, listos para intervenir en cualquier frente en África central.
A partir de 1990, el viento del multipartidismo se extiende por el continente. Gabón adopta el sistema de múltiples partidos pero nunca llegaron a funcionar realmente. Omar Bongo se encarga de mermarlos, corromper a sus dirigentes y apagar la prensa privada. Todas las elecciones están manipuladas. Todo con la bendición de Foccart y del gobierno francés.
Como se suele decir, la muerte no tiene piedad. Omar Bongo fallece en Barcelona (España) en 2009. Le sustituye su hijo y entonces ministro de la defensa, Ali Bongo. Este último organiza las elecciones que gana en medio de protestas y disturbios.
Desde entonces, siete años han pasado. Ali Bongo intentó cortar con el sistema de su padre, poner en marcha ciertos programas de desarrollo, reformas estructurales. Sin embargo, la caída del petroleo frustró algunos proyectos. Las elecciones actuales llegaron en esta etapa.
¿Qué pasa entonces ahora? Muchas cosas.
1. Por primera vez, Ali Bongo organizó las elecciones con un sistema electoral bastante controlable, dónde también los opositores podían estar representados en las comisiones electorales y en las mesas electorales. Entonces, es muy difícil falsificar los resultados.
2. Ali Bongo se ha enfrentado a un adversario serio y potencialmente capaz de derrocarlo. Jean Ping fue presidente de la comisión de la Unión África. Aunque apoyado por Bongo, Ping aprovechó el puesto para tejer amistades y hacerse conocer al público gabonés.
3. A pesar de que Ali Bongo no fue tan malo como su padre, el pueblo de Gabón está cansado de la dinastía Bongo. El hecho mismo de que sean los Bongo quienes dirijan el país durante medio siglo levanta rechazo. El problema de Ali es probablemente su apellido, Bongo. A esto, hay que añadir el hecho de que Ali Bongo ha sido varias veces acusado de ser extranjero. En África, la xenofobia es un tema que se manipula con facilidad cuando el sospechoso de ser extranjero llega a un cierto nivel de la vida pública.
4. No parece que Ali Bongo esté en la misma sintonía con el gobierno francés como lo era su padre. De momento, el ejercito francés permanece quieto en sus bases de Libreville.
La crisis actual viene de todo ello pero la chispa saltó cuando Bongo fue proclamado electo con una diferencia de 5.000 votos con respecto a Ping. Y además haciendo creer que la provincia de Bongo le había votado con un 95% con una participación de 99% cuando en el resto del país la participación fue de 59%. Cualquiera dudaría de esos resultados.
A partir de allí, todo es posible: desde una guerra civil hasta una mediación internacional. Todo dependerá de cómo se gestionará la crisis tanto de parte de Bongo como de Ping y de la comunidad internacional. Como las crisis africanas tienden a tomar el cariz tribal, se puede temer la radicalización que nos llevaría a otra situación dramática en un país que se había mantenido tranquilo durante años.
                                                           Gaetan

sábado, 27 de agosto de 2016

¿A qué sirve la independencia de Sudán del Sur?

Muchas veces los pueblos fijan un objetivo clave en su lucha cotidiana y olvidan pensar en el día después. En política, es una constante observada en diversas épocas. Cuando los pueblos africanos luchaban para alcanzar la descolonización, no tuvieron tiempo de planificar la independencia y cuando ésta llegó se vieron desbordados por los acontecimientos. Muchos de los problemas que sufre el continente hoy vienen de la mala transición entre la colonización y la independencia: etnización del poder, falta de cuadros bien formados, escasez de visión a largo plazo, corrupción, divisiones tribales etc. El caso de Sudán del Sur es una muestra más de que la independencia no lo es todo.
Cuando en julio 2011 se proclamaron los resultados del referendo, Sudán del Sur se convirtió en el estado soberano más joven del mundo. Se ponía fin a una larga guerra de autodeterminación entre el norte más musulmán y el sur más cristiano y de creencia tradicional. El pueblo cantó su himno con alegría pensando tener un futuro más esperanzador. La primera guerra entre las dos partes había empezado en 1955 para terminar en 1972; la segunda igual de atroz empezó en 1983 y terminó con los acuerdos de paz de 2005. Cinco décadas de guerra. ¿Quién no se iba a alegrar del fin de este dolorosa época?
Los sursudaneses pensaban en tiempos de paz, prosperidad, de desarrollo. Disponiendo de grandes yacimientos de petroleo, miraban el futuro con optimismo. Juba iba a ser la gran capital de un gran país construido sobre los enormes sacrificios de sus hijos. 
Desgraciadamente, no fue así. El tiempo se ha encargado de demostrar que la independencia no significa necesariamente paz, prosperidad y desarrollo. 
Poco después de la proclamación de la independencia, dos dirigentes completamente antagónicos se declararon la guerra. El presidente Salva Kiir, de la etnia dinka y el vice-presidente Riek Machar, de la etnia nuer se acusaron mutuamente del intento de asesinato. Kiir acusó a Machar de preparar un golpe de Estado. Los enfrentamientos empezaron en 2013. El pueblo se levantó en medio de los ruidos de las armas entre los seguidores de Kiir que resultan ser mayoritariamente dinka y los seguidores de Machar mayoritariamente nueres.
Lo que era un intento de golpe de Estado se convirtió en una sangrienta limpieza étnica entre los dos grupos. Los militares del gobierno fueron acusados de violar impunemente a las mujeres que no fueran dinka y de matar a todos los hombres de este grupo confundiéndoles con los partidarios de Machar. Por otro lado, los guerrilleros de Machar fueron acusados de lo mismo pero al revés. En muy poco tiempo, Sudán del Sur dejó de ser un país de esperanza para convertirse en un estado fallido. Tan es así que algunos diplomáticos llegaron a proponer con voz baja la puesta bajo tutela de este nuevo país. La independencia no ha servido mucho.
La ONU, como casi siempre, no pudo o no quiso hacer nada para proteger a los civiles. Más de una vez, los hombres armados entraron en sus cuarteles para matar a los desplazados bajo su protección. Igual que en Rwanda durante el genocidio o en otros sitios, la ONU faltó a su deber de protección.
Los países vecinos intentan presionar para parar los enfrentamientos pero también ellos tienen sus intereses. En este momento, se está proponiendo enviar a 4000 militares africanos bajo el paraguas de la Unión Africana y la ONU. Pero para ablandar las posturas de unos y otros, la misión no será de intervención sino de protección. ¡Un eufemismo demasiado irónico!
Los últimos enfrentamientos dentro de la capital Juba han dejado al presidente en posición de fuerza y a su opositor Machar en muy débil posición. De hecho, ha tenido que refugiarse fuera del país.
Volviendo al título de este artículo, la cuestión sigue vigente: ¿A qué ha servido la independencia de Sudán del Sur?
                                                                             Gaetan

sábado, 20 de agosto de 2016

Dos Santos siempre presidente

Hay algunos aspectos en los que África ocupa un lugar privilegiado en el mundo: la longevidad de los presidentes. En la actualidad, el récord lo tiene Teodoro Obiang Nguema de Guinea Ecuatorial seguido de cerca por Eduardo Dos Santos. Los dos cumplen 37 años en el poder y no hay fecha de salida. Más bien, el segundo acaba de oficializar su candidatura para seguir en el puesto.
La historia reciente de Angola coincide con la de Dos Santos. Nacido en 1942 en lo que era la antigua colonia portuguesa, Dos Santos entró muy pronto clandestinamente en los movimientos de lucha contra la colonización. En 1961, se exilió en el vecino Congo dónde se unió a otros luchadores. En 1965, fue admitido en URSS dóndo curso los estudios superiores que acabó en 1969 con una ingeniería en petroleo y comunicaciones. Volvió a su tierra natal.
En aquella época, tres movimientos luchaban paralelamente contra los colonizadores portugueses: MPLA (Movimiento popular para la liberación de Angola), UNITA (Unión nacional para la independencia total de Angola), FNLA (Frente nacional de liberación de Angola). Los tres movimientos nunca llegaron a entenderse a pesar de tener el mismo objetivo. Aquello fue la base de la desgracia de Angola muchos durante muchos años.
En efecto, en 1975, Angola obtuvo su independencia. Agostinho Neto de MPLA dónde también militaba Dos Santos se proclamó presidente pero los otros dos movimientos nunca le reconocieron. A partir de este momento, dentro del marco de la guerra fria entre los USA y la URSS, siguió una guerra atroz de más de 25 años dejando Angola en un estado de desestructuración social, económica, política etc.
A la muerte de Agostinho Neto, Eduardo Dos Santos fue proclamado presidente en 1979.
Su principal tarea fue la lucha contra UNITA de Jonás Savimbi, un rival muy potente y muy bien apoyado. En aquella época, la guerra fría estaba en su mejor momento. Dos Santos obtuvo el apoyo de la URSS por medio de Cuba que llegó a enviar decenas de miles de militares. A su vez, Savimbi gozaba del apoyo incondicional de los Estados Unidos por medio del presidente Mobutu de Zaïre y de Suráfrica.
En 1988, la batalla de Cuito puso al descubierto el entramado internacional del conflicto. Las tropas de Cuba se enfrentaron de manera directa con las de Suráfrica dejando la desolación en toda la región. UNITA salió muy debilitado por la superioridad de los apoyos de MPLA.
En los años 1990, finalizada la guerra fría, las alianzas cambiaron y la estrategia de los USA también. La guerra de los Grandes Lagos que se inció en Rwanda fue el detonante de una nueva orden en la región. Mobutu y Savimbi perdieron el apoyo de los americanos y Dos Santos se convirtió en un aliado privilegiado del capitalismo americano. De hecho, en 1991,los dos enemigos se vieron obligados a firmar un acuerdo de paz y a organizar las elecciones. Desgraciadamente, en 1993, las elecciones acabaron en un baño de sangre al no reconocer Savimbi el resultado de las urnas. Más de 30.000 personas perecieron en tres días de enfrentamientos. Savimbi volvió a la rebelión.
En 1997, murió Mobutu abandonado por sus antiguos amigos y en 2002, murió Savimbi matado por las tropas de Dos Santos.
A partir de 2002, Angola empezó una nueva etapa con Dos Santos. La urgencia era la reconstrucción del país después de 25 años de guerra, época en la que se había utilizado todos los recursos naturales en la compra de armas y la lucha fratricida. Cabe recordar que Angola es el segundo país productor de petroleo de África y miembro importante del club de los productores de diamantes.
A pesar de los avances en infraestructuras y bienes de interés comunitario, el país sigue acusando grandes dificultades estructurales que ocasionan la desigual entre la población. Las cifras macoreconómicos no se traducen en el bienestar de la gente sencilla. Por otro lado, la economía de Angola sigue dependiendo casi exclusivamente del petroleo. Este hecho está a la base de la crisis económica de los últimos años desde la caída mundial del precio del oro negro. También hay que señalar que la corrupción se ha hecho endémica en las instituciones lo que obstaculiza el equilibrio económico general.
Eduardo Dos Santos, 37 años presidente, acaba de proclamarse candidato por otros años más. En esto, África está muy por delante.

miércoles, 17 de agosto de 2016

Los negros y el deporte

Los Juegos Olímpicos de Río de Janeiro están siendo una revelación y una prueba más de que algunos mitos raciales están basados más sobre la ideología que sobre la verdad.
Hace tiempo que se intentaba convencer al mundo de que los negros son aptos por el atletismo y que su constitución genética les impedía brillar en una serie de otras carreras deportivas. De hecho, siempre que había una competición al nivel mundial, los negros africanos conseguían llevar medallas en las carreras de fondo mientras que los afrodescendientes competían al nivel muy alto en las carreras rápidas. Más allá de estas categorías, se les podía ver en el fútbol por los africanos y en el baloncesto o boxeo por los afrodescendientes. Se hicieron teorías de todo tipo sobre la genética, la situación geográfica. Hoy por hoy, se acaba de comprobar que los negros son capaces de romper todos estos mitos.
Vayamos por partes: 
Se ha afirmado con rotundidad que ningún negro podía competir a un nivel alto en la natación porque su capacidad pulmonar no es suficiente para aguantar el agua o que la masa corporal de los negros no les permitía flotar durante mucho tiempo.  Durante mucho tiempo, se ha creído esta falsedad sin ninguna comprobación científica. Este mito acaba de caer con las dos medallas de oro logradas por Simone Manuel. Esta nadadora americana demostró que los negros son capaces de subir a lo más alto del podio en contra de todas las teorías.
Otro mito aterrador decía que los negros no eran capaces de hacer gimnasia de élite porque tienen los brazos y las piernas demasiados largos. ¡Qué barbaridad! Pues ha llegado la afroamericana Simone Biles para desmentir una vez por todas esta teoría pseudocientífica. ¿Quién no ha podido admirar a esta chica de 19 años que acaba de llevar cuatro medallas de oro, casi cinco si no hubiera tenido mala suerte como todo ser humano? Toda la prensa ha podido mostrar cómo Biles se mueve en el aire flotando para hacer saltos de extraordinaria belleza o como salta de barra en barra desafiando la ley de la gravedad. Por cierto, Biles forma parte de los pocos gimnastas que han dado su nombre a un postura que ella sola sabe ejecutar. Supongo que el mito de la incapacidad de los negros a hacer gimnasia queda sepultado para siempre. Gracias Biles.
Simone Biles con su simpática sonrisa

El problema de los negros no es su constitución física ni su capacidad mental ni nada por el estilo. El problema es la falta de medios y de infraestructuras de entrenamiento. Si los africanos consiguen brillar en el atletismo es que este deporte no requiere muchos medios para llegar a la excelencia. No se puede pedir que haya deportistas de élite en el golf o natación sincronizada si en África no hay infraestructuras suficientes para eso.
Al final, estamos siempre en el mundo a dos velocidades. Se organiza una competición mundial entre personas con recursos desiguales. El resultado es siempre lo que es: los que se entrenan bien con suficientes medios y apoyo consistente saldrán mayoritariamente ganadores. Los pobres llevan siempre la peor parte.
Mi felicitación a tantos deportistas negros que están dando la cara. Están demostrando una vez más a los ignorantes que la humanidad es una. Gracias Simone Biles, Simono Manuel, Usain Bolt, Mohamed Farah, Almaz Ayana etc. Algún día África demostrará que los negros son capaces de mucho más. Es una questión de tiempo.
                                                                                     Gaetan

lunes, 20 de junio de 2016

El drama de los desplazados internos.

El día 20 de junio, cada año, se recuerdan a todos los refugiados del mundo. Supongo que para mejorar sus condiciones de vida o para acabar con las circunstancias que empujan a los seres humanos a dejar sus hogares y países para ponerse a salvo. Parece paradójico que en el siglo en el que se piensa que la humanidad ha avanzado mucho, en el que nos consideramos cada vez más civilizados, sea también el siglo en el que hay más refugiados de la historia. Me pregunto si lo de "civilizados" no es un eufemismo. La ONU calcula que existen actualmente más de 65 millones refugiados en el mundo. ¿Qué civilización es ésta?
En varios países, muchos no tienen ni siquiera la categoría de refugiados ya que esta categoría se otorga a los que han podido salir de su país. Hay una gran cantidad de huidos que se llaman "desplazados internos". Éstos son los que abandonan sus hogares a causa de la guerra o de la inseguridad y se instalan en otras zonas de su propio país. Son refugiados dentro de su país. Muchos viven en los campamentos improvisados u organizados por su propio gobierno. En muchos países de África dónde hay conflictos internos, los desplazados viven en una verdadera miseria. Pues, la ONU no les reconoce y por tanto, los organismos de las Naciones Unidas no les amparan. Se supone que tienen que recibir ayuda y protección de sus gobiernos que, en la mayoría de los casos, tienen otras prioridades o están preocupados por el conflicto. Los ONGs nacionales tampoco tienen suficientes medios para ocuparse bien de ellos. Desgraciadamente no es un hecho aislado. Esta realidad está en numerosos países. La encuentras en Somalía, Sudán del norte, Sudán del Sur, República Democrática del Congo, República Centroafricana, Nigeria, Mali, Camerún, Libia etc.
Allí encuentras todo tipo de desgracia humana: Los que tienen fuerza suelen ir a trabajar por la población local que les paga en comida; Los grupos armados suelen aprovecharse de las condiciones precarias y las frustraciones para reclutar a los jóvenes en sus filas; Las niñas son objeto de vejaciones sexuales por parte de los sinvergüenzas que aprovechan de la miseria y la promiscuidad del lugar para engañarlas. Los niños nacen en condiciones infrahumanas.
El futuro de estas personas está supeditada a la estabilidad del país. No es sorprendente encontrar a algunos que ya han hecho más de diez años en esas condiciones mirando cada mañana el horizonte alguna señal de paz que no llega. A veces, los campamentos de desplazados no son fijos. Se desplazan según va llegando el peligro. Vivir en un campamento de desplazados es una desgracia que solamente los que lo han experimentado saben describir. Los hay incluso que van de campamentos en campamentos, empujados por la guerra y acaban cruzando la frontera para convertirse en refugiados según los términos de la ONU. Entonces, se instalan para mucho más tiempo todavía respetando las estrictas medidas de los países que los acogen.
Hablar de los refugiados y los desplazados debería implicar poner en marcha las medidas para acabar con los conflictos. La lacra de guerra es la peor manifestación de la especie humana.
                                               Gaetan

viernes, 17 de junio de 2016

PREPARACIÓN DEL ÁFRICA EMERGENTE.


Del 11 al 13 de mayo de 2016, se celebró en Ruanda el foro económico mundial sobre la conexión de la economía africana a las nuevas tecnologías. En este foro,que se equipara al foro de Davos en formato africano, participaron más de 1.500 invitados de todo el mundo entre loscuales 10 presidentes africanos, los máximos dirigentes del Fondo Monetario Internacional, la presidenta de Oxfam, el exprimer ministro británico Tony Blair, el magnate nigeriano Alika Dangote, el presidente del Banco Africano de Desarrollo, entre otras personalidades.
La República de Ruanda ocupa un pequeño territorio enclavado entre cuatro países sin salida al mar. Además, desde hace veinte años se la recuerda por el drama de la guerra, el genocidio y la avalancha de los refugiados. Nadie podía imaginar que pudiera organizar con éxito un foro de esta magnitud.
Este hecho confirma, en contra de los afro-pesimistas, que África sigue siendo un continente del futuro y con posibilidades. Ya, en algunos países, se puede vislumbrar cierta emergencia a pesar de las dificultades. Para organizar un evento de esta categoría, hace falta no solamente medios logísticos (hoteles, transporte, salas, internet, energía etc.) sino también recursos humanos cualificados y estabilidad dentro del país.
Cabe esperar que dentro de poco, se podrá organizar estos eventos, también, en otros países africanos, pero es importante que se plantee, desde ahora, una nueva manera de mirar el futuro del continente. Resulta necesario poner en marcha los proyectos que puedan asegurar que el continente africano esté a la altura de la mundialización. Ya no vale pensar solamente en la alfabetización o la educación de base, sino ir más allá y plantear la formación universitaria de calidad.
En 1998, el presidente chino Jiang Zemin decidió invertir en la educación universitaria de su país para asegurar que sus universidades figuren en las primeras en el ranking mundial y así adaptar su economía al mundo. Hoy en día, gracias a esta decisión de gran trascendencia y muchas otras razones, China cuenta entre los países con un desarrollo sostenido en la economía del conocimiento. La inversión en la formación de alto nivel está permitiendo a China visibilizar su desarrollo industrial y su economía basada sobre la tecnología. En menos de diez años, China pasó de un millón de estudiantes universitarios a cinco millones. Esto nunca puede pasar desapercibido en la vida real de un país.
Eso mismo es lo que África necesita, y debe hacer, adaptándolo, evidentemente a sus realidades económicas, culturales, sociales y geopolíticas. No vale cortar y pegar lo hecho en Occidente y transferir la ciencia y la tecnología, sin más. Es necesario toda una visión y una misión clara.
El problema principal de África no es que falte comida, medicina o recursos económicos, etc. El problema es que falta desarrollo. Y si alguien quiere ver a este continente emerger en el futuro, tiene que plantear seriamente el tema del desarrollo. No se trata de mantener a gente en la dependencia eternamente, sino de dar a los africanos las herramientas para que sean autosuficientes. Y a todo desarrollo requiere dos requisitos imprescindibles: estabilidad y educación.
Un país como Ruanda, capaz de organizar un foro internacional de la economía con tantas personalidades del mundo del negocio y de la política, necesita afianzar su estabilidad y sus infraestructuras pero, sobre todo, sus recursos humanos. Está claro que en estos países que están emergiendo, se necesitan ingenieros, médicos, profesores, técnicos, estadísticos, analistas, pensadores, letrados, etc. Ningún país del mundo se ha desarrollado sin pasar por la vía previa de la educación.
Con un grupo de amigos amantes del desarrollo, hemos querido proponer un proyecto típico y original para formar cuadros competentes en África, empezando por Ruanda.
Se articula utilizando la figura asociativa sin ánimo de lucro, bajo la denominación Asociación Universidad para el Desarrollo en África (A.U.D.E.).



                                                                             Un estudiante en la Universidad de Ruanda (foto del autor)

No se trata de proporcionar educación de base, que en muchos países ya se está haciendo bastante bien, aunque todo merece mejorar. Tampoco se trata de enseñanza secundaria. Hemos observado que un universitario en África es una referencia clave del desarrollo y, por ello, se ha optado decididamente por la formación universitaria y se orienta a formar universitarios
Muchos de los problemas que se encuentran en algunos países de África son debidos, de una parte, a la ignorancia: la superstición, la manipulación, la violencia gratuita, los grupos armados etc. y, de otra, a la falta de planificación, organización y gestión.
Nuestro proyecto consiste en conseguir socios-protectores en Europa para que, estudiantes con capacidad para realizar estudios universitarios y sin recursos para ello, puedan acceder a la formación universitaria y, de este modo, ir formando universitarios en África, comenzando por Ruanda. Pero el estudiante beneficiario se compromete, cuando finalice sus estudios y comience a trabajar, a ingresar automáticamente en la Asociación como socio-protector. De esta manera, se hace una cadena de solidaridad que empieza en Europa y continúa en África. Llegará un momento en el que los socios beneficiarios sean el número suficiente para lograr auto-desarrollo.
La originalidad del proyecto gira en torno a dos ejes: el primero es que el donante sabe a quién dona y puede seguir su trayectoria universitaria e incluso asistir a su graduación; el segundo es que la ayuda es como un crédito que acaba creando auto-desarrollo, es decir que el estudiante graduado se convierte en socio en su propio país, en cumplimiento del compromiso adquirido. Poco a poco, llegará un momento en el que la asociación ya no necesitará de los socios europeos sino más bien de los autóctonos.
Para más detalles: www.audesarrollo.es
                                                                          Gaetan Kabasha.
                       (este texto fue publicado en el blog de El Pais titulado África no es un país)

martes, 10 de mayo de 2016

Centroáfrica: De la democracia a la estabilidad.

Lo que parecía imposible hace séis meses, ahora ya no lo es. En el mes de octubre de 2015, la República Centroafricana parecía destinada a quedarse atascada en la violencia. Tan es así que, en la capital, no pasaba ni un día o una noche sin que se escucharan disparos indiscriminados. Los violentos de todo tipo reagrupados en ex-seleka o anti-balaka parecían decididos a mantener el país en el desorden. Nadie esperaba que el proceso electoral pudiera llevarse a cabo.
Solamente hizo falta la visita de un solo hombre para que la historia tomara otro rumbo. Y ese hombre fue Francisco, el papa de la misericordia, el valiente, el desafiante, el que no se deja impresionar por los acontecimientos. Ese hombre pasó por Bangui, desafiando todas las advertencias de los servicios de seguridad del mundo y todo cambió.
Cuando el Papa puso sus pies en Bangui, los milicianos entendieron de manera difícil de entender que había llegado el momento de la paz. De hecho, a partir de ese momento, los barrios bloqueados por unos y otros se abrieron y los habitantes de Bangui no volvieron a escuchar los disparos día y noche ni a ver los cadáveres extendidos por la calle. La presencia del Papa fue como un vaso de agua fresca ofrecida al que moría de sed. 
A partir de ese momento, el proceso electoral se puso en marcha. Contra todo pronóstico, las elecciones pasaron con calma sobre todo el territorio. Hasta los radicales seleka bajo el general Nouredin Adam dejaron a los agentes electorales hacer su trabajo en sus feudos. ¿Quién podía imaginar eso dos semanas antes?
Contra todo pronóstico también salió elegido Faustin Archange Touadera, ex-primer ministro de Bozizé, como presidente de la República. El pueblo, unánime eligió a ese hombre y despidió de manera clara y rotunda a los demagogos políticos que pretendían tener ya casi asegurado el puesto. Las malas lenguas dicen que hasta Francia no pudo hacer pasar a su candidato! Así que Touadera, doctor en matemáticas y antiguo rector de la universidad de Bangui, se convirtió en el nuevo presidente con un mandato claro de llevar el país a la estabilidad y al progreso. Queda saber cómo lo conseguirá.
Días después, también contra toda pretensión de los habituados del poder, el nuevo presidente eligió a un primer ministro. No fue uno muy conocido sino un profesor también en geografía, Simplice Sarandji.
Para culminar el proceso democrático, la Asamblea Nacional acaba de elegir también a su presidente. No es un desconocido. Se llama Karim Meckassoua. Se le recuerda por haber efectuado un viaje al Vaticano para convencer al Papa de la importancia de su viaje a Bangui en el momento en que todos daban por hecho que el viaje era imposible. Este musulmán moderado, intelectual y también antiguo ministro en la primera etapa de Bozizé, será como el contrapeso en el panorama político de ese país en el que se quiso vender al mundo un conflicto religioso entre musulmanes y cristianos.
Se acaba entonces el proceso electoral de la manera más limpia posible. Ahora toca lo más urgente: establecer un mínimo de seguridad en el país, llevar a cabo el desarme de los milicianos y grupos armados que ocupan la mayor parte del país, poner en marcha los programas de desarrollo y sobre todo, restablecer las estructuras judiciales. Una tarea tetánica en un país con muy pocos recursos, pocas o nulas infraestructuras y con un nivel de corrupción que roza lo insoportable.
¡Buena suerte al nuevo equipo! 

martes, 12 de abril de 2016

Un nuevo proyecto para el desarrollo de África (2)

Las preguntas que se hacen en muchos foros en Europa con respecto a África son de este tipo: ¿Desde que se ayuda a los africanos, cuando el continente dejará de ser dependiente? ¿Adónde van todas las ayudas que se dan cada año desde la descolonización? ¿Por qué África sigue a la cola del mundo en cuanto al desarrollo?
Los que hacen estas preguntas tienen razón. África lleva recibiendo ayudas desde décadas y salvo unos cuantos países que intentan salir, muchos siguen envueltos en un sinfín de problemas. Muchas son evidentemente las causas de este hecho. La corrupción, la desorganización, la falta de fe en sí mismo, la impunidad etc. son las lacras que arrastra el continente que le impide emerger. Pero también los intereses económicos y geo-estratégicos de los países ricos tienen que ver el subdesarrollo. Por tanto, la pregunta que habría que plantear es la siguiente: ¿se ha ayudado África a desarrollarse de verdad?
Hay quienes piensan que la ayuda a África es su propio veneno. Estos incluso llegan a plantear a Europa suprimir las ayudas y a África, rechazarlas. Bien es verdad que cuando uno tiene asegurado la comida trabaja menos. También es verdad que el que da, manda. Sin embargo, sería un planteamiento demasiado radical que requiere matices.
Nuestro proyecto (AUDE) tiene un enfoque diferente. Pensamos que siempre hay que empezar en algún lugar para arrancar. Es muy difícil pedir a un país que se desarrolle si no se le ofrece herramientas de desarrollo. Por eso AUDE quiere ir a la raíz de los problemas y solucionarlos desde allí. La raíz está en la educación. Nuestro lema es: "Atrévete a educar a los africanos y verás cómo se desarrollan".
Lo nuestro plantea una ayuda que tiene finalidad y tiene fin. En primer lugar, tiene finalidad concreta ya que el que da su dinero, puede conocer al estudiante al que está ayudando. Además, puede seguir su evolución y sabe que en cuatro años, ya tiene a un universitario completamente autónomo. Otra cosa es si consigue trabajo o no pero eso es común a todos los que acaban los estudios en todo el mundo. El hecho es que el beneficiario tendrá las herramientas para transformar su país. En segundo lugar, la ayuda que se da tiene fin porque una vez que el beneficiario empieza a trabajar, se apunta a la Asociación para empezar a cotizar a su vez. De esta manera, AUDE podrá ayudar a más gente. El objetivo final es que los beneficiarios sean muchos y que la Asociación deje de funcionar en España para seguir funcionando solamente allí. Es lo que llamamos auto-desarrollo. Por tanto, arrancamos en España como punto de partida pero el objetivo final de acabar funcionando en África con los mismos africanos como punto de llegada. 
AUDE como se ve, es no solamente un proyecto de desarrollo directo sino también una apuesta metodológica.
(Para conocernos www.audesarrollo.es).

domingo, 10 de abril de 2016

Un nuevo proyecto para el desarrollo de África (1)

No todos los proyectos que se hacen, apuntan directamente al desarrollo. Los hay que se involucran en la ayuda humanitaria para aliviar el dolor de los que sufren, apoyar la vida cotidiana de los más abandonados, evitar la muerte de los que sufren el hambre u otras desgracias etc. Muchos de los organismos tienen este cometido. En África particularmente encuentras de todo. Desde los que ayudan a los refugiados, los huérfanos, las mujeres violadas, los niños desnutridos hasta los que se dedican a proteger a los acusados de brujería. En un continente dónde todavía todo está por hacer, toda ayuda es necesaria.
Sin embargo, no toda ayuda lleva al desarrollo. No todos los que, de buen corazón, están entregados de cuerpo y alma o los que entregan sus ayudan, están necesariamente contribuyendo a que África salga de la situación en la que se encuentra. Todos hacen bien pero muchos se quedan en lo cotidiano lo cual es también necesario.
El problema de África no es que faltan comidas, medicinas, dinero etc. El problema es que falta desarrollo. Y si alguien quiere ver a este continente emerger en el futuro, tiene que plantear seriamente el tema del desarrollo. No se trata de mantener a gente en la dependencia sino de dar a los africanos las herramientas para que sean independientes.
Con un grupo de personas de buena voluntad, hemos pensado que una de las vías fundamentales para el desarrollo de África es la educación universitaria. África necesita ingenieros, médicos, profesores, pensadores, técnicos, analistas etc. Ningún país del mundo se ha desarrollado sin personal formado. Hemos creado a este fin A.U.D.E. (Asociación Universidad para el Desarrollo).
No se trata de hacer educación de base que en muchos países ya se está haciendo bastante bien aunque todo merece mejorar. Tampoco se trata de enseñanza secundaria. Queremos optar por formar universitarios. Hemos observado que un universitario en África es una referencia del desarrollo.
Muchos de los problemas que se encuentran en algunos países de África viene de la ignorancia: la superstición, la manipulación, la violencia gratuita, los grupos armados etc.
Nuestro proyecto consiste en conseguir socios en Europa para ir formando universitarios en África empezando por Rwanda. Pero el estudiante beneficiario se compromete a ingresar automáticamente en la Asociación una vez que empieza a trabajar. De esta manera, se hace una cadena de solidaridad que empieza en Europa y continúa en África. Llegará un momento en el que los socios beneficiarios serán muchos y en este momento, habremos conseguido auto-desarrollo.
Nuestra web: www.audesarrollo.es