jueves, 14 de junio de 2018

L'éducation comme moteur de progrès

Auteur : Prisca Nazama.
(Texte publié en espagnol dans la revue Misión Bangassou nº9)

L’éducation est une action par laquelle les êtres humains développent leurs connaissances et leurs valeurs morales, physiques et intellectuelles essentielles pour atteindre un niveau de culture. Elle permet aux jeunes générations de prendre des dispositions pour accomplir des actes moraux, sociaux et de transmettre d’une génération à l’autre la culture nécessaire au développement de la personnalité et l’intégration sociale de l’individu. C’est dans ce contexte que je pars de mon expérience personnelle pour vous parler de l’importance de l’éducation comme moteur du progrès d’un être humain.
Certains lycées de Bakouma étudiant à Bangassou (2007)


Je suis née à Bakouma, une ville située à 130Km de Bangassou et à 900 km de Bangui. C’est là que j’ai passé une bonne partie de mon enfance. Dans cette ville il n’y avait à l’époque qu’une seule école primaire publique qui accueillait les élèves de Bakouma et les villages environnants. Et c’est là que j’avais commencé mes études primaires. Pendant longtemps, les jeunes de Bakouma et des villages au tour dont je fais partie n’avaient pas la possibilité de bénéficier d’une éducation consistante pour acquérir de connaissances nécessaires pour leur épanouissement. Cela était dû à plusieurs raisons : La surpopulation dans les classes, le manque des moyens matériels et didactiques de la part des enseignants, le manque d’enseignants qualifiés, les arriérés des salaires des fonctionnaires, le manque d’encadrement adéquat et le manque d’environnement pour une bonne éducation. En plus, notre système éducatif avait une limite du fait que les élèves devraient  arrêter les études après le Certificat d’Etude Primaire. Après c’était un dilemme pour les familles et les élèves qui devaient choisir entre aller à Bangassou pour continuer au lycée moderne ou rester au village pour débuter d’autres activités comme par exemple cultiver la terre ou faire les différents trafics à vélo. 
Pour ceux qui voulaient continuer au lycée moderne de Bangassou, leurs parents devaient au préalable trouver une famille d’accueil où allait résider l’enfant et un tuteur pour l’encadrer.  C’est ici où tout se compliquait ; Certains parents de ne trouvaient pas de famille d’accueil. D’autres étaient obligées de prendre une maison de location pour un enfant encore mineur.
Une fois arrivé à Bangassou, l’enfant se retrouvait devant une série d’obstacles : les difficultés d’adaptation, d’alimentation, l’éloignement etc. Tout cela affectait le résultat scolaire de l’élève et l’obligeait à retourner au village avant de terminer les études. Pour les filles, il y avait une difficulté de plus : à cause de la pauvreté et du manque d’accompagnement, elles tombaient facilement dans les filets des prédateurs et se retrouvaient avec une grossesse en bas âge.
Après avoir eu mon Certificat d’Etude Primaire et le concours d’entrée à l’école secondaire, mes parents ont décidé de m’envoyer à Bangassou pour continuer au Lycée Moderne. Dans un premier temps, ils ont d’abord hésité parce  qu’ils n’avaient jamais vu un bon résultat de ceux qui avaient fait l’expérience avant moi. Mais finalement, voyant que moi-aussi j’insistais, ils étaient obligés de me laisser partir à Bangassou. J’étais l’unique enfant de la famille qui avait l’envie de poursuivre les études. Tous mes frères et sœurs avaient terminé l’école primaire à Bakouma et étaient restés à la maison. C’est ainsi que je suis arrivée Bangassou pour la classe de 6ème et je dormais chez un tuteur.
Dès la première année, j’avais passé une très mauvaise expérience comme mes prédécesseurs et j’avais repris la classe de 6ème. Déçue de mes résultats, j’étais rentrée à Bakouma pour les grandes vacances avec l’intention de revenir à Bangassou pour refaire la classe. C’est à moment là que j’ai rencontré l’abbé Gaëtan KABASHA, curé de la paroisse Saint André de Bakouma nouvellement installé, qui m’a proposé une inscription au collège St Pierre Claver, une école catholique. Nous étions deux filles. Mais l’autre avait refusé la proposition. L’idée était de changer l’institution et refaire l’année pour démarrer sur les bases solides. A la rentrée scolaire j’étais revenue à Bangassou mais cette fois si inscrite au collège St Pierre Claver. Tout était différent : la régularité, le suivi, l’encadrement, la discipline, la rigueur etc. A la fin de l’année j’étais rentrée à Bakouma pour les grandes vacances cette fois si avec un bon résultat. J’étais admise en classe de 5ème. Je suis allais montrer mes résultats à mon curé et j’en ai profité pour lui parler de mes conditions de vie difficiles chez mon tuteur à Bangassou.
L'abbé Gaétan, Prisca et autres filles en formation (2010).

Content de mon résultat, l’abbé Gaëtan et les sœurs Franciscaines du Saint Esprit ont proposé à Mgr Juan José AGUIRRE de m’inscrire au foyer des filles en difficultés, prises en charge par le Diocèse de Bangassou. Là, il y avait un meilleur suivi et un bon environnement pour étudier. Je suis restée deux ans jusqu’en classe de 3ème  et j’ai eu mon Brevet de Collège. Nous étions les premières générations de l’école Saint Pierre Claver et le bâtiment du second cycle était encore en construction. Il était donc impossible de faire le second cycle sur place.  C’est ainsi que l’abbé Gaétan avait pris la décision de m’envoyer au foyer des religieuses appelées  Petites Sœurs à Bangui puis à Bossangoa pour le second cycle. Là,  j’avais eu mon Baccalauréat avec succès au premier tour. Quand je suis rentrée à Bakouma, c’était la fête au village. J’étais la première fille de Bakouma à avoir le Baccalauréat. Ce fut une joie immense pour moi, pour mes parents et pour tout le village. L’autre fille qui n’avait pas accepté l’inscription dans l’école catholique avait fini par abandonner et était déjà mère de plusieurs enfants.
A ce moment, Mgr Juan José AGUIRRE fit une tournée à Bakouma avec son neveux PABLO et sa femme (un couple espagnol). J’en ai profité pour lui présenter ma lettre de remerciement et lui parler de mon intention de continuer à l’université.  Sous la demande de l’évêque, PABLO a accepté de prendre en charge mes études à l’université. Je suis revenue à Bangui pour continuer à la Haute Ecole de Gestion et de Comptabilité. 4 ans après j’ai eu ma maîtrise en Finance Banque et je suis rentrée à Bangassou à la demande de Mgr Juan José AGUIRRE pour gérer l’hôpital de BANGONDE où je travaille actuellement.
Mon expérience illustre bien la nécessité de l’éducation pour le développement. Grâce à l’Eglise catholique, j’ai pu bénéficier de l’enseignement bien organisé et sortir ainsi du cercle fermé de la pauvreté qui touche la plupart des jeunes de notre pays.
Je suis très fière du travail initié par l’abbé Gaëtan, curé de la paroisse St André de Bakouma à l’époque et soutenu par Mgr Juan José AGUIRRE. Aujourd’hui nous avons une école primaire et un collège privé catholique à Bakouma. Les premières générations du collège sont arrivées en classe de 3ème qui marque la fin de premier cycle et devraient présenter leur Brevet de Collège cette année. Malheureusement, la guerre et l’insécurité paralysent toute activité et empêchent aux élèves de faire leur diplôme. Avant ces écoles, tout était compliqué. Il était difficile d’évoluer.
Grâce à mon itinéraire et aux résultats concrets dans la vie quotidienne, beaucoup de jeunes à Bakouma ont pris conscience de l’importance des études. Aujourd’hui, on peut compter une dizaine de bacheliers issus du milieu.  Grâce à l’école catholique et aux exemples concrets, les filles savent maintenant qu’elles peuvent aussi aller loin et participer au progrès du pays. Petit à petit, les gens commencent à comprendre qu’une fille n’est pas faite seulement pour former le foyer et avoir des enfants ; elle peut aussi avoir des diplômes et occuper des postes de responsabilités.
Prisca dans son bureau au diocèse de Bangassou (2017)

Si aujourd’hui nous sommes confrontés à la violence et aux conflits souvent irrationnels, c’est parce que beaucoup de jeunes n’ont pas pu poursuivre les études. Ils se retrouvent facilement comme proies faciles à la manipulation et à l’enrôlement dans des milices. Le phénomène des antibalaka ou autodéfenses illustre bien ce fait. Sans éducation, le pays ne peut prétendre se développer.

L’éducation est très importante dans la vie des êtres humains. Elle est comme la clé du progrès parce qu’elle développe l’homme et la société dans laquelle il évolue. Il n’y a pas de miracle à opérer. Celui ou celle qui veut réussir doit aller à l’école, avoir le courage d’aller de l’avant, être patient car tous ces éléments sont à la base du développement humain et social. Si je n’avais pas été à l’école, je ne devrais pas être à ce niveau aujourd’hui. Si je n’avais pas eu le courage de supporter toutes les souffrances que j’ai endurés loin de mes parents je ne serais pas arrivée au bout de mes rêves. Voila pourquoi l’éducation reste et demeure la clé de la réussite et du développement.   

miércoles, 13 de junio de 2018

La situación de Centroáfrica: problemas y soluciones


Autor: Gaetan Kabasha
(Este artículo ha sido publicado en la revista Misión Bangassou nº9)

Cuando el Papa Francisco pasó por Bangui a finales de noviembre de 2015, todo pareció arreglarse como por encanto. Los barrios que hasta entonces habían sido enemigos empezaron a comunicarse, los grupos armados rebajaron la tensión y por fin los centroafricanos empezaron a creer que la paz estaba cerca. Días antes de su llegada, los tiros eran constantes en los distintos barrios de Bangui y las provincias estaban bajo el control férreo de las bandas armadas. De repente, todo se calmó.  Aprovechando los efectos de la visita del Papa, se pudieron organizar los distintos comicios: el referéndum de la Constitución, las elecciones presidenciales y las legislativas en todos los rincones del país, incluso en los lugares ocupados por los señores de la guerra. Todo se sucedió con una calma impensable pocos meses antes. Esta cadena de hechos sorprendió gratamente el mundo. El Papa Francisco había obrado un milagro.
Desgraciadamente, el legado de esta visita no fue aprovechado de forma sostenible. El nuevo gobierno salido de las urnas no supo o no pudo aportar soluciones duraderas a una crisis que no había terminado, sino que simplemente se había quedado en estado latente. Los que pensaron que las elecciones pondrían fin a la tragedia centroafricana se equivocaron. Hoy asistimos a un resurgir de la violencia que amenaza con arrasar todo el país. En la actualidad, más de la mitad de su superficie está fuera del control del Estado, los muertos se cuentan por centenares, miles de ciudadanos han engrosado las filas de los refugiados y de los desplazados internos, y cada vez que hay enfrentamientos miles de casas son incendiadas. El hambre y las enfermedades acechan. La ayuda humanitaria no llega a todos por diversos motivos y las autoridades parecen completamente paralizadas ante la situación. Salvo la capital, Bangui, dónde la situación está bajo control, el resto del país arde de nuevo y todo lo conseguido se desmorona. ¿Cómo entender esta nueva crisis?
 Cuatro son las principales causas, más allá del hecho de que la sociedad centroafricana está socavada desde los cimientos y se tambalea por cualquier golpe de viento: La retirada de las tropas francesas, la retirada de las tropas ugandeses, la división de Seleka y la falta de propuestas de parte del gobierno.
El padre Alain Zembi entierra en una fosa común a los caídos en los enfrentamientos en Zemio.

1.      La retirada de las tropas francesas.

Para entender mejor el papel de Francia en la crisis centroafricana, es importante retroceder un poco hasta 2013. En marzo de este año, la coalición musulmana (Seleka), religión minoritaria en el país, toma el poder en Bangui echando al presidente Bozizé. El país se sumerge en el caos al no poder la Seleka controlar a sus elementos. Los pillajes se extienden por todo el país, las violaciones son masivas, los muertos se cuentan por centenares. Como reacción a estos abusos, en los pueblos del Nordeste, aparece el fenómeno de las milicias antibaka: jóvenes que se alzan en contra de Seleka para proteger a sus pueblos. Pero en poco tiempo, su legítima lucha se convierte en una limpieza religiosa a confundir a todo musulmán con las Seleka. Cuando llegan a la capital, el mundo entero se estremece temiendo un genocidio en toda regla. Entonces, en diciembre de 2013, Francia -con autorización del Consejo de Seguridad de la ONU- decide enviar sus tropas en una operación llamada Sangaris. La presencia francesa consiguió no solamente impedir un baño de sangre en la capital sino también, con el apoyo de los presidentes regionales, empujar al autoproclamado presidente Seleka, Michel Djotojia, a la dimisión. Los Seleka, viéndose sin cabeza y sin apoyos populares, decidieron retirarse al nordeste del país.
Entre tanto, también gracias a la presión de Francia, la ONU decidió enviar tropas (unos 12.000 hombres) en una misión de mantenimiento de la paz conocida como MINUSCA, que en septiembre de 2014 tomó el relevo de una misión multinacional previa bajo bandera de la Unión Africana (la MISCA). Gracias a la Sangaris y la MINUSCA, y sobre todo gracias a la visita del Papa Francisco, el pueblo pudo celebrar las elecciones  en todo el territorio y se puso en marcha un proceso de puesta en marcha de instituciones legítimas.
La presencia de las tropas francesas eran consideradas, por su equipamiento y su profesionalidad, un cortafuego contra las bandas armadas. Los antibalaka del oeste del país consiguieron hacerse representar en la Asamblea de los diputados y abandonaron casi la lucha aunque sin comprometerse a un desarme efectivo. Los Seleka se quedaron arrinconados en sus zonas, controlando las minas de oro y diamantes, pero sin posibilidad de extender su territorio. De hecho, cuando quisieron realizar algún avance para extender su territorio se encontraron con un fuego superior francés que les hizo retroceder.
Se puede decir que la guerra estuvo parada durante un tiempo, no porque los beligerantes quisieron, sino porque tenían enfrente un muro infranqueable. Pero, Francia por algún motivo decidió retirarse y dejar solamente un presencia simbólica de apoyo a la MINUSCA. En enero de 2017, se hizo efectivo el fin oficial de Sangaris.
La retirada de Francia dejó vía libre a los señores de guerra y a todos los malintencionados que aprovecharon la debilidad de la MINUSCA y la ausencia del Estado para volver a sembrar el terror. Ya nadie podía pararlos.

2.      La retirada de Uganda.

La presencia ugandesa en el este de la República Centroafricana viene del año 2009, durante los años del presidente Bozizé, que autorizó a Uganda a enviar sus tropas para luchar contra el señor de la guerra ugandés, Joseph Kony, líder del LRA, que desde el año anterior pasó desde Sudán del Sur y el Noreste de la República Democrática del Congo a extender sus acciones de terror al Este de Centroáfrica.  Bozizé no tenía un ejército capaz de perseguir a Kony, y encontró un alivio al llegar a un acuerdo con Uganda. Posteriormente, desde finales de 2012, las tropas ugandesas -instaladas en su cuartel general en Obo- pasaron a luchar bajo bandera de la Unión Africana, en teoría junto con soldados del Congo, Sur Sudán y Centroáfrica, aunque en realidad la colaboración de las tropas de estos tres países se quedó casi siempre en papel y nunca fue efectiva. .
Durante varios años, entre 3.000 y 1.200 soldados ugandeses controlaron la parte Este de Centroáfrica. Cuando la Seleka llegó a los límites de la prefectura de haut Mbomou, en abril de 2013, los ugandeses les impidieron instalarse en las ciudades que entraban en su rayo de acción. Su presencia era como un pararrayo contra las acciones desestabilizadoras de los grupos armados. De hecho, desde ese año y hasta mayo-junio de 2017 en esa parte del país se vivió una calma relativa al no haber ni Selekas ni antibalakas. Además, en Obo se instaló también un grupo de entre 100 y 200 militares de las fuerzas especiales estadounidenses, con la misión de apoyar en la búsqueda y captura de Joseph Kony. Su presencia fue también muy persuasiva. Pero con la llegada al poder de Domald trump, pasó poco tiempo hasta que Estados Unidos decidiera retirar su contingente al considerar que no estaba justificado gastar millones de dólares en una misión militar que operaba en una zona donde sus intereses no estaban amenazados. Por las mismas fechas, entre marzo y mayo de 2017, Uganda también retiró sus tropas dejando así toda la zona este del país completamente desprotegida.

3.      La división de los seleka.

La Seleka nació como una alianza entre diversos grupos armados, dominados mayoritariamente por  personas de etnias del Noreste tradicionalmente rivales entre sí (los Runga, los Gula, los Peul y árabes de origen chadiano). Se unieron en torno a la identidad musulmana frente al poder central, al que tenían como enemigo común. En marzo de 2013 consiguieron tomar el poder en Bangui y mantenerse unidos durante varios meses.
Sin embargo, cuando se retiraron de Bangui hacia el nordeste, desde enero de 2013, empezaron a observar grietas en su alianza. Los Peul, comandados por el general Ali Darass se fueron alejando del resto de los grupos. Con su cuartel general en la localidad central de Bambari, Ali Darass desafió a los otros Seleka situados más al norte bajo la influencia del general Nouredin Adam. Poco a poco, la división ideológica fue transformándose en un conflicto abierto y en enfrentamientos mortales.
Durante las contiendas, los hombres de Ali Darass fueron perdiendo terreno. Abandonaron sus trincheras del norte y se quedaron recluidos en Bambari. Al mismo tiempo, las otras facciones de la Seleka realizaron alianzas de conveniencia con algunas facciones de los antibalaka en esta lucha y consiguieron sembraron el odio de muchos centroafricanos contra los Peul.
La MINUSCA, viendo que la guerra podía entrar en Bambari, presionó a Ali Darass para que evacuara la ciudad con sus hombres para evitar un derramamiento de sangre. Esta decisión fue el inicio de una cadena de conflictos que arrasa ahora el Este de Centroáfrica. Los hombres de Darass se dispersaron hacia el este, ocupando carias ciudades que hasta entonces habían vivido sin presencia de grupos armados y dónde comunidades de diferentes confesiones religiosas vivían en armonía.
La presencia de los Peul armados en las provincias del este fue la causa principal de la activación de los antibalaka en esta zona y el desorden al que asisten impotentes los habitantes de ciudades como Alindao, Mobaye, Bangassou, Bakouma, Nzako, Zemio etc.
Al mismo tiempo, los Seleka  también se fragmentaron en Bria (noreste de Bambari), dividiéndose en dos ramas enfrentadas, una bajo el mando de Abdoulaye Hissein aliado con ciertos grupos antibalaka y otra siguiendo las instrucciones de Nouredin Adam.
En la actualidad, desde el este hasta el oeste de Centroáfrica, pasando por el norte, ciudades enteras se han quedado vacías, con miles de casas incendiadas. Miles de civiles han aumentado el número de desplazados y refugiados, y centenares de inocentes han encontrado una muerte violenta sin que ni el gobierno ni la MINUSCA sean capaces de impedirlo.

4.      La falta de propuestas del gobierno.

Las elecciones levantaron las expectativas de todo el pueblo centroafricano: tanto los ciudadanos de a pie como los miembros de los grupos armados. Todos esperaban del nuevo gobierno democrático el fin de las hostilidades y la paz duradera.
Desde marzo de 2016, el presidente Touadera y su gobierno hablan del desarme en un programa llamado DDR (desarme, desmovilización, reintegración) pero sin que esto se ponga en práctica con rapidez, ya sea por falta de medios,  por falta de experiencia o por ineficacia.
También es verdad que el hecho de que la administración territorial haya sido destruida y que el ejército nacional ya no exista hace que la inmensa parte del territorio centroafricano quede fuera control de la autoridad del Estado. Esto favorece la creación de nuevas milicias o la posibilidad de que las que ya existen extiendan su dominio.
Desde Bangui, el gobierno no parece tener ideas claras sobre cómo resolver el problema de las múltiples bandas armadas (al menos 15 en todo el país). Tampoco tiene capacidad militar para imponer su punto de vista. La ONU por medio la MINUSCA  no quiere aparecer como un beligerante más y se limita a hacer lo mínimo para proteger los campamentos de los desplazados. Esta fuerza multinacional tampoco tiene la misma capacidad persuasiva que tenía la Sangaris ni la misma logística.
En la actualidad, el gobierno controla menos de 40% del territorio nacional. La violencia está presente en la mayoría de las provincias. Los frentes abiertos son numerosos y muchos lugares se sienten abandonados. Solamente la Iglesia Católica está intentando hacer de escudo para proteger a los civiles perseguidos. Las iglesias se han convertido en campamentos de desplazados y los sacerdotes en mediadores entre los civiles y los hombres armados, a veces arriesgando la  propia vida.
La pregunta que uno se hace al ver este panorama es: ¿existe una complicidad entre los diferentes actores para que Centroáfrica siga sumergida en el caos? ¿Hay alguna mano negra que mueve las piezas con el fin de conseguir algún beneficio al final? En otras palabras, ¿existe una relación entre la retirada de Francia y la de EEUU-Uganda? O ¿retirándose, sabían que estaban dejando un terreno libre a los grupos armados? ¿Alguien está detrás de la división de Seleka con el fin de multiplicar los conflictos? ¿Chad que siempre se ha mostrado cercano a Seleka tiene algún papel este embrollo?
Es imposible no pensarlo. Pero como casi siempre, escudriñar las decisiones políticas y diplomáticas resulta un trabajo arduo ya que muchas decisiones se toman en los despachos cerrados. Francia no podía ignorar que su presencia impedía a los milicianos salir de sus canchas y que la MINUSCA no estaba capacitada para desempeñar el mismo papel.
El mercado de Bangassou completamente abandonado.


¿Qué hace la comunidad Internacional?

Desde el principio de la crisis centroafricana, la Comunidad Internacional ha estado presente a niveles diferentes. En la primera fase del conflicto, en 2013, fueron los países vecinos (CEMAC) los que intentaron aportar su ayuda con una fuerza multinacional de varios cientos de soldados, conocida como la FOMAC. A finales de diciembre de 2013, la FOMAC fue sustituida por las tropas de la Unión Africana (MISCA). Al final, Francia consiguió presionar a la ONU para que enviara una fuerza multinacional de cascos azules (MINUSCA).También intervinieron las fuerzas de la Unión Europea y las tropas francesas.
En la fase actual del conflicto, la Comunidad Internacional está apoyando de cuatro maneras: con las fuerzas internacionales, la ayuda humanitaria, la mediación de Sant’Egidio y los mecanismos de la justicia transicional.

1.      Las fuerzas internacionales.

Para suplir la carencia del ejército nacional que desapareció con la derrota del general Bozizé, la Comunidad Internacional envió tropas de diferentes tipos: Los cascos azules (MINUSCA) y los militares de la Unión Europea. Estas últimas han tenido varios mandados: comenzaron con la intervención de la EUFOR en los barrios más conflictivos de Bangui en 2014, para pasar a tener un papel de asesoramiento sobre la reestructuración del ejército nacional (la EUMAM) en 2015, y actualmente la EUTM, que desde mediados de 2016 realiza labores de adiestramiento del nuevo ejército.
La MINUSCA está constituido por unas 12.000 personas: 10.000 son militares y 1.800 policías, más varios cientos de personal civil. Recibió su mandato del Consejo de Seguridad de la ONU en abril de 2014 y empezó a ser operativa en septiembre de ese año.  Tiene como misión la protección de los civiles con todos los medios incluidos ofensivos y la protección de las autoridades del país. Está integrada por contingentes de 15 países, todos ellos de África y Asia, más un pequeño grupo de fuerzas especiales de Portugal. Actualmente, están desplegados en todas las grandes ciudades.
Su presencia ha conseguido salvar a miles de desplazados que huyen de la violencia pero también hay que decir que últimamente ha perdido mucha credibilidad al no poder impedir el recrudecimiento de los conflictos y la matanza de civiles en diferentes ocasiones. En  muchos casos, no supieron prevenir la violencia que, sin embargo era previsible, como por ejemplo en Bangassou y en otros, no supieron ser firmes antes los señores de guerra.
Su posición es muy delicada. Se supone que tienen un mandato de proteger a los civiles con todos los medios pero al mismo tiempo, no quieren aparecer como un grupo beligerante más en el embrollo centroafricano. También en algunas ocasiones han perdido a sus propios hombres, lo que significa que hay lugares en los que se ven desbordados por las milicias y tienen que defenderse a sí mismos. En estos dos últimos años, han perdido a 30 militares y casi el mismo número de civiles (muertos de forma violenta, en accidentes o por enfermedades) y han tenido muchos heridos. Son cifras muy altas en comparación con otras misiones de paz de la ONU en el mundo.
En todo caso, la población empieza a perder confianza en la ONU al ver que no consigue pacificar el país. A esto se añaden las continuas acusaciones de comportamientos sexuales inadecuados de algunos contingentes. Tan es así que dos contingentes enteros han sido expulsados por orden de la jerarquía en Nueva York: así ocurrió en enero de 2016 con los soldados de la República Democrática del Congo, y en junio de 2017 con los soldados de Congo-Brazzaville. Debido a estos abusos y a la percibida ineficacia, muchos centroafricanos desarrollan sentimientos negativos hacia toda la labor de la ONU.
En cambio, EUTM no está desplegada en el interior del país. Son militares de la Unión Europea, entre los cuales 22 militares españoles, cuyo cometido es formar el nuevo ejército centroafricano. Su labor se limita a la capital pero resulta capital teniendo en cuenta que gracias a su trabajo, el Consejo de Seguridad de la ONU podrá levantar el embargo de armas impuesto al gobierno centroafricano desde el inicio de la crisis.
Miles de desplazados en el obispado de Alindao.


2.      La ayuda humanitaria.

Como en todos los conflictos, los organismos humanitarios están presentes en todos los escenarios de Centroáfrica. Algunos son de la ONU, otros son relacionados con algunos países, y otros son privados.
Los que destacan mucho por su valentía a desafiar los peligros son las Médicos sin Fronteras, que se encuentran en casi todos los lugares peligrosos, a veces jugando al equilibrio entre los beligerantes. También el Programa Mundial de los Alimentos (PAM) está haciendo una gran labor suministrando víveres a los desplazados en distintos lugares.
La ayuda humanitaria en Centroáfrica es muy compleja por la carencia de infraestructuras y la brutalidad de los milicianos. De hecho, a veces, los miembros de los ONGs se han visto atrapados en las emboscadas o atacados en sus bases por los grupos que quieren saquear. Bastantes de ellos han perdido la vida intentando salvar a la de los demás.
Hay que destacar la impresionante labor de los Médicos sin Fronteras. En muchos sitios, sustituyen las estructuras sanitarias nacionales abandonadas o completamente  despojadas de lo necesario para funcionar. Acogen a los heridos de las bandas enfrentadas y los curan con imparcialidad levantando la sospecha de unos y otros. Teniendo en cuenta el estado de las carreteras y la situación del país en las provincias, es de alabar el trabajo que hacen. Así mismo, la Cruz Roja nacional e internacional resultan imprescindibles. Son ellos que suelen desafiar las balas para recoger a los cadáveres y los heridos en medio de los combates.

3.      La Justicia  Transicional.

La situación centroafricana llegó a acercarse a un genocidio. En muchos sitios hubo y sigue habiendo una verdadera limpieza étnica o religiosa. Los autores de estos actos criminales son numerosos y siguen sueltos, algunos  de ellos incluso presentes en las estructuras del Estado. Es obvio que no se puede resolver el problema de Centroáfrica sin contemplar el aspecto de la justicia como freno a la impunidad.
En este marco, viendo que las estructuras judiciales del país están completamente en desuso o destruidas, el gobierno optó por buscar socios internacionales para poner en marcha un Tribunal Especial encargado de juzgar todos los crímenes de guerra y de violaciones de los derechos humanos. Se llama Corte Penal Especial para Centroáfrica (CPS en francés).
Puesto en marcha en junio de 2017, CPS cuyo presidente es un magistrado congoleño, tendrá que limitarse al periodo que va de 2013 a 2015 y tendrá la capacidad de convocar a cualquier actor que haya hecho crímenes durante las contiendas. Es un tribunal mixto  que deberá estar formado por 27 magistrados nacionales e internacionales. A principios de julio de 2017, sólo cinco de ellos habían sido reclutados y habían jurado su cargo.
El problema que surge inmediatamente con este tribunal es doble: por un lado, algunos creen que hará obstáculo a la voluntad del desarme voluntario y por otro, su limitación deja fuera los hechos acaecidos desde 2015.
La primera inquietud fue levantada por Abdulaye Hissene, uno de los señores de guerra, dirigente de una rama escindida de Seleka. Para él, no se puede hablar de paz y de persecución judicial a la vez. Sus inquietudes están compartidas por muchos que creen que por miedo a la justicia, los grandes criminales se radicalizarán en sus trincheras en lugar de abandonar las armas voluntariamente. Como ni la Comunidad Internacional ni el gobierno no parecen querer enfrentarse con ellos militarmente, existe un riesgo que el conflicto se vuelva crónico. Entonces, ¿qué nos cabe retener? Según los detractores de este tribunal, el principio de “no existe paz sin justicia” es contradictorio. En el fondo, lo que piden es la amnistía general y la inserción en las estructuras administrativas del Estado a pesar de su pasado manchado de sangre, cosa que la inmensa mayoría del pueblo centroafricano no quiere oír.
Resulta pues, bastante difícil de imaginar cómo podrá alcanzar el tribunal sus metas si los grandes acusados están protegidos por sus milicias y si el tribunal no tiene fuerzas de seguridad capaces de capturarlos. Igualmente cabe preguntarse dónde se podrá internar a los presos de esta categoría ya que las estructuras carcelarias son obsoletas o  se encuentran en muy malas condiciones.

4.      La mediación internacional.

El otro aspecto muy importante de la ayuda de la Comunidad Internacional es la mediación internacional. Al lado de las mediaciones locales hechas muchas veces por las confesiones religiosas como la plataforma inter-religiosa que integran algunos líderes religiosos católicos, protestantes y musulmanes, últimamente se ha sumado la Comunidad de Sant’Egidio de Roma.
Esta comunidad especializada en la resolución de los conflictos reunió a representantes de 13 grupos armados centroafricanos a principios de junio en Roma. El 9 de ese mes firmaron, junto con representantes del gobierno centroafricano y de la comunidad internacional, un documento llamado “Acuerdo político para la paz en la República Centroafricana”, en el que los firmantes aceptan dejar las armas y entrar en el programa llamado DDR (Desarme, Desmovilización y Reinserción) puesto en marcha por el gobierno.
Sin embargo, el acuerdo no ha tenido mucho éxito sobre el terreno. Por un lado, muchos de los beligerantes actuales en el Este no estaban representados y por otro, no parece que el pueblo centroafricano haya sido asociado al contenido del acuerdo. Muchos critican que el acuerdo abra la posibilidad de una amnistía a favor de los que han cometido crímenes más sanguinarios.
Sin ir más lejos, el acuerdo de Roma no ha parado ni un solo día las hostilidades y su séquito de atrocidades. Los analistas neutrales piensan que no habrá verdadero alto el fuego si los grupos armados no ven a nadie en frente que les pare los pies con una fuerza superior e imponente. Ahora bien, ni la MINUSCA ni el gobierno están ahora mismo en condiciones de imponer gran cosa.
En los últimos momentos, la Unión Africana ha mostrado la voluntad de iniciar otro tipo de diálogo pero nadie sabe cuál será su verdadero alcance.
La educación está paralizada por la violencia.


Conclusión:

El conflicto de Centroáfrica tiene causas internas y externas. Es muy complejo y difícil de solucionar sin ir a la base y sanear el origen. Es indudable que la situación de corrupción social y política que afecta todos los estratos de la sociedad, la falta de educación, el desempleo, la pobreza crónica y la falta de futuro para la inmensa mayoría de los jóvenes tienen que ver con el deterioro del tejido social y la violencia barata. Pero también es verdad que existen actores exteriores que alientan el conflicto por intereses económicos. Centroáfrica es un país que rebosa de los recursos naturales importantes (oro, diamante, uranio, petróleo etc.) mal explotados o sin explotar todavía. Siempre que resurge el conflicto, se suele apuntar a Francia y a su gran aliado en la zona, Chad como  pirómanos y bomberos a la vez. Lo que es evidente es que si uno de esos países quiere, todo se puede parar. Pero no se puede obviar la gran responsabilidad de los sucesivos gobiernos centroafricanos.
Así mismo, no se puede olvidar que Centroáfrica está en una zona altamente desestabilizada por la violencia y los conflictos sectarios. En el sur, está la República Democrática del Congo que está asolado en su parte este por decenas de grupos armados desde hace 20 años;  por el Este, está el Sudán del Sur que no para de sangrar por un conflicto tribal atroz; por el nordeste, está el Darfúr con conflictos seculares interminables. Todos estos conflictos están alentados por los señores de guerra y los carroñeros exteriores que buscan proteger sus intereses económicos a costa de los habitantes sencillos. El hecho de tener fronteras permeables con los países en conflicto facilita el tráfico de armas y también de los minerales de sangre.
Todo indica que la solución al conflicto de Centroáfrica tiene que venir absolutamente de los propios centroafricanos. La Comunidad Internacional podrá solamente ser una ayuda determinante pero nunca el motor de la solución. Si los centroafricanos no toman conciencia de que la paz es principalmente fruto de sacrificios y de un cambio de mentalidad, la aportación exterior seguirá siendo temporal e ineficaz.

 Gaetan

domingo, 15 de abril de 2018

El mundo del despropósito


Autor: Gaetan

Hace poco leí por facebook une reflexión que me revolvió el corazón. Decía así: “una bomba que cuesta 100.000 dólares, lanzada desde un avión que cuesta 100.000.000 dólares y que vuela con un coste de 42.000 dólares la hora para matar personas que viven con menos de 1 dólar al día”. Esto es lo que llamo yo el mundo del despropósito.
Se define el despropósito como un hecho o dicho inoportuno, sin sentido o de alguna manera carente de toda lógica. Dicho así, los bombardeos de los Estados Unidos, Gran Bretaña y Francia contra Siria encuentran un hueco en esta definición por muchas razones. No me ocurre otra manera de calificar esta barrabasada completamente estrafalaria tanto en su publicidad como en su coste teniendo en cuenta las acuciantes necesidades de muchas personas en diversos rincones del mundo.
Para empezar, el señor Trump dijo pocos días antes de la dicha operación que los misiles preparados para ser lanzados serían “bonitos, nuevos e inteligentes”.  Este eufemismo contrasta mucho con los destrozos que están destinados a hacer. ¿Bonitos? ¿Para quién? ¿Acaso no son instrumentos de muerte y de destrucción? Desgraciadamente, el ser humano, en lugar de utilizar su inteligencia para mejorar el mundo, se dedica a investigar la mejor manera de matar a su semejante.

Decía René Girard que el hombre, de manera natural, tiene menos opciones de lucha que ciertos animales. El desarrollo de la inteligencia le habría empujado a inventar instrumentos artificiales de lucha de los que carecía en los inicios. Con ello, también se habrían puesto en marcha los principios morales para no exterminar a sus semejantes. Desgraciadamente, últimamente, los descubrimientos científicos parecen ir más rápidamente que el desarrollo moral. Así, somos capaces de fabricar armas de destrucción masiva y utilizarlas o enviar bombas mortíferas por medio de drones sin que nos importe moralmente la cantidad de personas inocentes que mueren lejos de nuestros ojos. Y somos capaces de calificar los instrumentos de muerte de bonitos como si fueran a producir algo bueno dónde caen. En otras palabras, estamos poniendo nuestra inteligencia al servicio del mal sin que nos duela lo más mínimo.
Dicen que el misil Tomahawk de los que lanzaron EEUU cuesta un millón de euros y el misil estratégico naval MDCN francés cuesta cerca de tres millones de euros. Si calculamos que se lanzaron más de 100 misiles, teniendo en cuenta toda la logística de la operación, no sería desajustado hablar de más 500 millones de euros. Todo este dinero lanzado sobre los hangares previamente evacuados. Todo envuelto en un ruido mediático y manipulador como si todo el mundo sufriese de una amnesia colectiva sobre las mentiras del pasado. Ya nadie se acuerda de las supuestas armas de destrucción masiva en Irak. Nadie se acuerda que la guerra de Siria tiene cierto vínculo con la deflagración de Irak. ¿De verdad, las potencias occidentales tienen compasión de los inocentes que mueren en Siria? ¿Por qué no muestran la misma compasión con los que mueren en Congo, en Sudán del Sur, en Somalia, en Palestina, en Libia etc.? ¿Y cuál es el plan para la paz?
Me escandaliza comprobar que este dinero despilfarrado en un solo día equivale al presupuesto de algún país pobre de África durante todo el año. ¿Cuántos hospitales, escuelas etc. se podría construir con todo este dinero? ¿Cuántos enfermos se podrían curar?
Entiendo que los americanos quisieron probar sus nuevos misiles inteligentes frente a Rusia que ya ha demostrado su capacidad destructora. También es posible que Francia haya querido probar de manera real su nuevo misil naval que solamente lleva dos años de fabricación y nunca había sido utilizado. De hecho, las autoridades francesas se alegran de haber entrado de manera efectiva en el club de las potencias navales con esta muestra de poderío. O igual algunos quieren desviar la atención de los problemas internos tocando la fibra patriótica casi siempre hipnotizadora. Si no es así, vete a saber la razón verdadera de este bombardeo.  


lunes, 5 de febrero de 2018

Educar o perecer

Autor: Gaetan

« Educar o perecer » es el título de una reflexión extensa hecha por varios expertos bajo la dirección del profesor burkinabés Joseph Ki Zerbo bajo petición de las organizaciones mundiales relacionadas con la cultura (UNICEF, UNESCO, PNUD, Banco Mundial) en 1990. Se trataba de recopilar los desafíos y proponer las respuestas a la educación de los niños africanos. El título es tan provocador como real.
Esta semana, hemos asistido a un foro internacional sobre la educación en Dakar (Senegal) con la presencia muy remarcada del presidente francés, Emmanuel Macron y la famosa cantante de Barbados, Rihanna así que otras personalidades del mundo de la política y la cultura. El objetivo fundamental de este foro era promocionar la educación en el mundo. Se trata concretamente de reunir 2.000 millones de dólares para llevar a cabo la escolarización de entorno a 263 millones de niños y adolescentes que en este momento carecen de educación. Es un proyecto tetánico, integrado por más de 60 países; un proyecto ambicioso pero posible si hay voluntad política.
La educación, decía Ki Zerbo, es un derecho y un deber. En un mundo cada vez más globalizado, dónde manda la tecnología, es importante educar si no se quiere quedar al lado de la carretera del progreso, inmerso en los llantos de la miseria y sin que nadie te alivie. Educar a todos es al mismo tiempo un desafío y una obligación.



Mirando hacia África, se sabe que muchos países han puesto mano a la obra. Se han multiplicado campañas de sensibilización para que todos los niños puedan ir a la escuela. Pero desgraciadamente no todos los países han entendido que invertir en la educación es crear desarrollo. La inversión sigue siendo muy por debajo de los desafíos. En muchos lugares, la corrupción sigue siendo una lacra horrenda que obstaculiza cualquier posibilidad de despegue económico y limpieza política. Sin la gestión transparente y honesta de los recursos, no puede haber fondos suficientes para invertir en este sector considerado como estratégico por todos los países del mundo.
En una época en la que los países desarrollados hablan de la apuesta por la innovación y la investigación como motores del desarrollo, en África, muchos países siguen arrastrando los píes en lo que es absolutamente básico, es decir la educación primaria y secundaria. A estas alturas ya va siendo tarde y el tren del mundo está a punto de pasar sin encontrarnos en la estación. Estamos en un momento crucial.
Está muy claro que el tipo de evolución a la que el mundo se enfrenta actualmente requiere los conocimientos más allá de la escolarización básica. Se habla ya de la economía del conocimiento. Esto no se alcanza sin apostar por los estudios muy avanzados que posibiliten la innovación y la investigación.
Algunos países ya lo han entendido y van poniendo en marcha iniciativas dignas de alabanza. Podríamos citar el Instituto africano de ciencias  matemáticas (AIMS) inaugurado recientemente en Kigali siguiendo lo que ya se hace en Suráfrica, Ghana, Senegal etc. Se trata de un proyecto que pretende promocionar el ecosistema del conocimiento.
Sin embargo, África de manera general, salvo raras excepciones, sigue teniendo fallos en su sistema educativo. No hay inversiones suficientes en este sector. En muchos sitios, se sigue pensando que el desarrollo vendrá por la venta de los recursos naturales que por otro lado no son infinitos. La diversificación de la economía depende en gran medida de la calidad de la enseñanza que se otorga a los jóvenes. Es importante reactualizar los programas y adaptarlos a los nuevos tiempos. También es de extrema urgencia promocionar la escritura y la lectura, dos pilares fundamentales del conocimiento que en este momento no están en sus mejores momentos. Se escribe poco y lo poco que se escribe, se lee poco. Faltan bibliotecas, librerías, empresas editoriales etc.

En todo caso, me alegro constatar que en El proyecto AUDE (Asociación Universidad para el Desarrollo en África) llevamos cierto tiempo en la buena dirección. Nos dedicamos a buscar fondos para financiar los estudios universitarios a los jóvenes con capacidad intelectual y voluntad de estudiar pero sin posibilidad económica. En este sentido, podemos decir que hemos anticipado el foro internacional de Dakar. Para visitarnos y apoyarnos, consultar nuestra web www.audesarrollo.es


jueves, 25 de enero de 2018

Debo tener cara de terrorista


Cada vez que paso por el aeropuerto de Venecia, un agente de seguridad en civil me para justo antes de la salida.  Me selecciona en medio de todos los pasajeros, me lleva al lado y me interroga. Esto no pasó solamente este fin de semana. Llevo tiempo experimentando lo mismo ya que paso por este aeropuerto dos veces al año.
La primera vez que me paró el agente, pensé que lo había hecho por casualidad. Imaginaba que tenía la costumbre de elegir a alguien al azar para comprobar los documentos o cualquier otra cosa relacionada con la seguridad. Primero me pidió mi pasaporte, luego mi tarjeta de residencia de España, después me preguntó si era por primera vez que iba a Italia etc. Pasé la prueba y me fui.

La segunda vez pasó lo mismo. También lo tomé con naturalidad. Debo decir que no soy de los que ven la xenofobia por todas partes. Si no es algo demasiado exagerado, no me doy cuenta o no le doy demasiada importancia. De hecho, cuando mis amigos me preguntan si he tenido experiencia de rechazo en España, suelo decir con toda sinceridad que no me acuerdo. Además, sabiendo que casi todos, de alguna manera, tenemos una tendencia incipiente e inconsciente al prejuicio racial, me he acostumbrado a relativizar todo. Por ejemplo, algunos me llaman “moreno”, otros “de color”y yo entiendo que no se trata de racismo sino más bien de confusión a la hora de elegir el mejor vocablo sobre los negros. Muchos incluso creen que estas expresiones salen mejor que la de “negro” cuando por mi parte, esta última es más auténtica.
La cosa se complica un poco más cuando el desconocimiento de África aflora ciertos prejuicios arraigados, no necesariamente por motivos de racismo o xenofobia sino sencillamente por pereza intelectual o ignorancia. Muchas veces la gente olvida que África es un continente de 55 países, con más de 2 mil culturas y habla de ella como si fuera un solo país. O por haber visto un pequeño vídeo de publicidad de UNICEF con un niño desnutrido, tienden a generalizar lo visto sobre todos los niños de África. Son cosas sencillas pero que duelen mucho a nosotros los africanos porque no se puede confundir lo concreto con lo general más cuando se trata de personas humanas ni se puede tener un juicio cierto sobre un continente partiendo de un caso.
Todos somos sensibles a pequeños detalles que toquen algo de nuestra cultura, nuestro origen, nuestra lengua etc. Entre otras cosas porque tendemos todos a pensar que lo nuestro es mejor que todo el resto, que nuestra cultura es mejor que la de los vecinos, que nuestra conducta es mejor que la de los demás. Es una constante en la humanidad que solamente unos pocos consiguen superar.
A lo que voy: cuando el otro día el agente me paró por cuarta vez, ya empecé a pensar que lo hacía, no por lo que podría ser – cosa por otro lado normal con los tiempos que corren- sino por lo que soy. Sino ¿cómo entender que en medio de tantos viajeros me seleccionan a mí siempre para un chequeo especial? Son pequeñas cosas que levantan la sospecha de un cierto racismo latente probablemente hecho por alguien que no se sospecha nunca racista; un pecado inconsciente. ¿Cómo puedo dejar de pensarlo si cada vez pierdo minutos contestando a ciertas preguntas cuando los demás pasajeros pasan alegremente sin molestias?

Esta vez no fue una sencilla formalidad sino un verdadero interrogatorio. El señor que me paró empezó pidiéndome el pasaporte, luego me preguntó si era por primera vez que iba a Italia, si hablaba el italiano, si alguien me esperaba fuera, cuántos días pensaba estar, a qué pueblo me iba, qué trabajo hacía en España, qué llevaba en la maleta etc. Y por colmo, me pidió un documento que acreditara que era sacerdote. Desde que estoy en Europa - ya llevo unos cuántos años – fue por primera vez que la policía me pedía el documento de sacerdote. Contesté a todo con tranquilidad. Debo decir que llevo a mis espaldas cierta experiencia de viajes difíciles en los lugares mucho más hostiles y agresivos. Al final, me dejó salir sin más problemas.

Yo entiendo que el señor hace su trabajo. Lo que no entiendo es que siempre la selección caiga sobre mí. Por eso me pregunto: ¿tengo cara de terrorista?
Gaetan

viernes, 15 de diciembre de 2017

África y los hongos

Autor: Gaetan
Cuando uno pasea prestando atención a su alrededor, descubre siempre cosas insólitas que le hacen reflexionar. El  otro día, paseando por la calle Gaztambide de Madrid con intención de entrar en la biblioteca “África. Fundación Sur”, me fijé en el letrero indicador allí arriba dónde no podía alcanzar con la mano a no ser con una escalera. Pude leer una cosa que me llamó la atención y me creó algo de zozobra en mi interior. Sin embargo, tomándolo con cierta filosofía, decidí sacar la foto y seguir reflexionando más adelante sobre el tema.
Yo no sé si la gente que hace pintadas racistas son conscientes del daño que se hacen a sí mismos o que hacen a la humanidad. Sospecho que muchos, por ideología aprendida, desde su ignorancia y su estrechez de espíritu, son autómatas ciegos, unos míseros de espíritu con una mirada intelectual bastante corta. El hecho es que los ha habido siempre y los habrá porque parte de la humanidad, a pesar del avance en muchos ámbitos, sigue navegando en la oscuridad del egoísmo y del odio.
A lo que voy: en el letrero que indica el lugar de la biblioteca, algún gracioso se dio la molestia de subir con escalera porque no podía llegar allí arriba de otra manera y delante de la palabra “África”, añadió la palabra “hongos” como para dar a entender que África equivale a hongos.

Dice Achille Mbembe, un eminente pensador camerunés, en su libro “La razón negra” que los africanos, en contra de los siglos pasados, han dejado de interesar al mundo. Antes interesaban por su fuerza física en el marco de la esclavitud. Así pues, África interesa en cuánto tierra por sus riquezas mientras que los africanos no interesan ya a nadie. Tan es así que para algunos (espero que pocos), los africanos se han convertidos en unos elementos parasitarios, inútiles e incapaces, es decir unos hongos.
Dice el diccionario de la Real Academia Española que el hongo es un “ser vivo heterótrofo, carente de clorofila, hojas y raíces, que se reproduce por esporas y vive parásito”. Está todo dicho. El que puso esta palabra sobre el letrero pensaba seguramente en muchos de esos elementos. Me atrevo a pensar que pensaba en los africanos que llegan por Europa y que, según este tipo de mentalidades perversas, en lugar de ser unos hermanos dentro de la humanidad, capaces de aportar algo a la sociedad, son unos parásitos dañinos para el organismo. ¡Ojalá me equivoque!
El racismo no es una cosa nueva. Tiene la misma edad que el ser humano sobre la tierra. Los hombres tienden a dividirse en superiores y inferiores, buenos y malos, civilizados e ahistóricos etc. En el principio del siglo 19, Joseph Arthur Gobineau, un diplomático y escritor francés, considerado como el pionero del racismo moderno, llegó a hablar en su división de razas de civilizados del norte, bárbaros del este y salvajes del sur. En su empeño para demostrar la superioridad de la raza aria, construyó una teoría según la cual la humanidad estaba escalonada como a una pirámide cuya cúspide ocupaban los civilizados blancos y la base, los negros perdidos en las selvas. Poco antes, el filósofo alemán, Hegel, había decretado, sin haber pisado nunca África, que ese continente representaba la manta oscura de la historia con unos pueblos salvajes sin lógica ni historia ni consciencia de pertenecer al mundo. Las teorías de esos individuos estaban aclamadas en los ámbitos de la intelectualidad de su época.
África fue sometida a la esclavitud atroz durante siglos, vaciada de sus valientes jóvenes, humillada en su alma misma, aniquilada en su dignidad. Luego, fue colonizada como unos seres inferiores dignos de trabajos forzosos, lo que algunos empiezan a llamar tímidamente “crimen contra la humanidad”. Hoy en día, siendo teóricamente independiente, sigue siendo objeto del llamado neocolonialismo, es decir una colonización soterrada bajo apariencia de cooperación.
Leyendo el letrero, me dijo a mis adentros que no parece que hayamos avanzado mucho, siglos después. Pero, en realidad ¿qué pasa en la cabeza de una persona que considera a otra como un hongo en el siglo 21?
Ya sabemos que la ideología como intento de movilizar una parte de la población con ideas pervertidas y verdades parciales y tendenciales consigue utilizar la razón en lugar de ponerse a su servicio. Cuando la razón sirve la ideología, todas las justificaciones son posibles y todas las barbaridades también. La ideología es capaz de enfrentar a muerte a dos personas que no se conocen en nada. Considera que una parte de la realidad vive de la verdad y la otra en el error; que parte de la humanidad merece vivir y la otra perecer. Todas las ideologías fraccionan la realidad e intentan crear confrontación por medio del odio. .Puede ser que el que llama “hongos”  a los africanos no haya conocido personalmente a ningún africano ni haya pisado África ni sepa nada consistente sobre este continente. Y sin embargo, está dispuesto a considerar a otros seres humanos como animalitos insignificantes dignos de ser pisoteados. He aquí la miseria del ser humano convertida en un estandarte de la vida.
Como africano, sé que este combate solamente se puede ganar desde África misma. Los africanos alcanzarán el respeto cuando hayan hecho de su continente algo respetable. Se puede y se debe hacer. Hago mío el discurso del presidente de Ghana, el señor Nana Akufo Abdo con motivo de la visita del presidente francés, Emmanuel Macron durante este mes de diciembre. El presidente ghanés viene a decir que la dignidad de África depende de África misma. Si África se toma en serio con una buena gobernanza, una conciencia de sus capacidades, de sus inmensas riquezas, de su juventud viva, será ella que ayude al mundo. Yes we can!

Entonces, los desgraciados racistas podrán pintar o escribir todo lo que quieran y sus gesticulaciones serán vacías de contenido.

lunes, 11 de diciembre de 2017

Feliz Navidad con AUDE

Madrid, 9 de diciembre de 2017
                                              
                Estimado amigo/a,
                               Habiendo transcurrido dos años desde el lanzamiento del proyecto AUDE África y habida cuenta que actualmente está integrada por 36 socios que están financiando los estudios universitarios de 16 alumnos en la República de Ruanda, consideramos que ha llegado el momento de una mayor difusión.
                               Se puede considerar que las actuaciones realizadas han sido exitosas, se ha logrado inscribir en el Registro de Asociaciones, se ha dado de alta en Hacienda y se están produciendo los cobros de cuotas y pagos a las universidades con plena normalidad. El proyecto ha sido acogido con entusiasmo por la sociedad ruandesa, lo que produce, a la vez, una demanda creciente por parte de numerosos alumnos que reúnen las condiciones para ser financiados.
                               Aunque de momento el ritmo ha sido satisfactorio, seguimos teniendo la necesidad de ampliar el número de socios para poder aproximarnos algo más a las demandas recibidas.
                               Por todo ello, consideramos que esta información puede ser de tu interés con objeto de poder ampliar el eco de este proyecto solidario, a través de cualquiera de las modalidades de colaboración establecidas: socio, donativos o difusión del proyecto.
                               Para más detalle e informa, disponemos de una página web www.audesarrollo.es
                               Un cordial saludo y Felices Fiestas,



                               José María Molina
                               Secretario de la Junta Directiva